A 19 ans, il agresse une fillette de 11ans

Bernard comparaissait devant le tribunal correctionnel de Besançon pour avoir agressé sexuellement Aline, alors âgée de 11ans.

Aujourd'hui et 9 ans après les faits, Bernard est jugé pour avoir agressé la fillette alors qu'il dormait chez le frère de la victime.
"Je me suis levé dans la nuit, je me suis arrêté près du lit d'Aline et j'ai commencé à la caresser", explique le prévenu aujourd'hui âgé de 28 ans.

"Un geste mal placé"
Aujourd'hui, Aline est âgée de 20 ans. Absente à l'audience, Me Bresson, avocat de la partie civile explique que la victime a sombré dans la drogue et dans la dépression.
Le prévenu reconnaît devant le tribunal avoir imposé une relation sexuelle à la fillette, "mais quand elle m'a demandé d'arrêter, j'ai tout de suite arrêté", explique le prévenu.
"A l'époque c'était presque mes petites soeurs. Aujourd'hui, j'essaie de chercher pourquoi j'ai eu ce geste."

Menuisier depuis 2003
Aujourd'hui, le prévenu est parfaitement intégré dans la société : il a une petite amie depuis 6 ans, il a un CDI dans la menuiserie, et a arrêté dernièrement de s'occuper de l'école de rugby dont il était responsable pour s'occuper pleinement de sa vie de famille.
"Je ne comprends pas pourquoi le prévenu ne s'est pas fait suivre par un psychiatre après avoir agressé sexuellement une fillette de 11 ans, alors qu'il était en contact avec de jeunes enfants", explique le procureur.
Pour le procureur, il s'agit d'une "affaire extrêmement grave." Il réclame 5 ans d'emprisonnement dont un an avec sursis et mise à l'épreuve, une obligation de soins et l'inscription du prévenu au FIJAIS*.

Jugement : 4 ans d'emprisonnement dont 1 an avec sursis et mise à l'épreuve durant 3 ans, obligation de soins et d'indemniser la victime (5.000 euros de dommages-intérêts), l'inscription du prévenu au FIJAIS. L'année d'emprisonnement sera exécutée sous le régime de la semi-liberté.

Aurélien CENTELLES

*FIJAIS : Fichier Judiciaire national automatisé des Auteurs d'Infractions Sexuelles
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

Confirmez-vous la suppression ?