Blocage d'un convoi d'Alstom jusqu'à lundi à Belfort

Les salariés d'Alstom Power Systems à Belfort qui bloquent depuis lundi un convoi destiné à l'EPR de Flamanville poursuivront leur mouvement jusqu'à lundi, a-t-on appris jeudi de source syndicale.

Le tribunal de grande instance de Belfort rendra ce jour là à 14H00 sa décision concernant 14 salariés, assignés en référé par leur direction pour avoir pris part au blocage, a précisé Jacques Rambur, délégué CGT d'Alstom.
"Nous continuons de bloquer le convoi, sauf si la direction nous annonce qu'elle renonce à son plan de restructuration et à la suppression de 100 emplois", a déclaré le syndicaliste.

Depuis lundi, une cinquantaine de salariés se relaient aux portes du site d'Alstom pour empêcher la sortie d'un convoi constitué des deux pièces du corps de chauffe de la turbine de la future centrale nucléaire normande.
La semaine dernière, les salariés avaient déjà retardé quelques heures le départ d'un premier convoi destiné à l'EPR.

"C'est une très bonne chose d'avoir recours à la justice pour faire le point et ne pas envenimer la situation. Nous attendrons la décision du tribunal", a indiqué pour sa part Gérard Payrou, directeur des ressources humaines d'Alstom Power Systems France.
Il a affirmé que la restructuration se fera "sans licenciements" et "sans départs contraints".

Alstom Power prévoit de supprimer 100 emplois à Belfort, où travaillent un peu plus de 2.000 personnes dont 850 en production, en fermant deux ateliers de composants de centrales nucléaires. Cette réduction d'effectif s'inscrit dans le cadre d'un plan de restructuration portant sur 4.000 postes dans le monde.
Selon la CGT, l'un des deux ateliers verra sa production transférée au Mexique et en Suisse et l'autre en Italie et en Pologne.

AFP
Publié le vendredi 15 avril 2011 à 14h59

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