Braquage à la bisontine

Le cinéma Pathé de Besançon, théâtre d\'un casse avorté : tournage en 3D temps réel sans surcoût, s\'il vous plaît !

Il convenait d\'être bien matinal ce mardi à 1h30 pour assister à une séance improvisée aux portes du complexe cinématographique du centre ville bisontin.
Le projet, secret jalousement gardé, se sera en définitive réalisé en l\'absence totale de spectateurs. Qu\'importe ! Malgré l\'adversité, tout amateurs qu\'étaient nos quatre jeunes acteurs d\'un soir, la question ne se posait pas : « the show must go on ! », comme il se dit dans le milieu.
S\'ensuivit donc tant bien que mal le déroulement d\'un scénario qui, avouons-le, ne méritait pas que l\'on fasse exceptionnellement fi des fauteuils molletonnés, bandes annonces publicitaires et autres bonbons-esquimaux-chocolats des salles obscures pour en être les témoins privilégiés à ciel ouvert. Des bad boys, un plan bien huilé... et c\'est le drame ; soit un poncif du genre, sans doute écrit sur un coin de table, que l\'on aurait souhaité davantage élaboré. Passons.
A peine les portes du cinéma cédaient-elles sous leurs assauts que déjà les intrépides casse-cou, pris sur le fait, jouaient les filles de l\'air avant même d\'avoir pu compter piécettes. Alertées, les forces de l\'ordre auront finalement tôt fait de les intercepter, nous privant d\'une course poursuite motorisée que l\'on se plaisait déjà à imaginer, qui plus est avec un conducteur sans permis. En vain.
Sur fond de détention d\'armes blanches et de stupéfiants - n\'en jetez plus, la coupe est pleine ! -, le périple de nos quatre compères âgés de 18 à 23 ans s\'achèvera finalement en garde à vue, au prix d\'une inculpation pour tentative de vol aggravée.

Ca sent le pât(h)é me direz-vous ? Gageons que le second volet de leurs aventures prévu pour février 2013, devant le tribunal correctionnel de Besançon cette fois-ci, aura raison de ces primes erreurs de jeunesse...

GéPé
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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