Bye-bye Parc Naturel Régional

Le Parc Naurel Régional des ballons des Vosges, qui compte 208 communes dont une cinquantaine en Franche-Comté, révise sa charte. A cette occasion, les communes doivent confirmer leur adhésion... ou au contraire en profiter pour s'échapper! Quatre communes de Haute-Saône ont ainsi ouvert le bal des départs, en raison d'une "overdose de réglementation".
C'est une première pour le plus grand des Parcs Naturels régionaux français.

Le Parc Naturel régional des Ballons des Vosges couvre près de 3000 k² et compte 256 000 habitants. Il couvre trois régions : l'Alsace, la Lorraine et la Franche-Comté (nord-est de la Haute-Saône et nord du Territoire de Belfort).
Son but est de faire découvrir les patrimoines naturels et culturels, tout en préservant les milieux naturels et les paysages. Un objectif qui ne peut être mené à bien qu'à travers la mise en place d'une certaine réglementation visant à préserver l'environnement.
Aujourd'hui toutefois, les multiples interdictions imposées par le Parc sont jugées excessives par certaines communes membres. Celles-ci ont donc saisi la première occasion venue pour reprendre leur liberté.

Cette semaine, pour la première fois depuis sa création en juin 1989, quatre villages de Haute-Saône ont voté leur départ à l'unanimité ou presque. Servance, Fresse, Belonchamp et Saint-Barthélémy ne trouvent plus beaucoup d'avantages à faire partie du Parc, qui n'est plus qu'une "adhésion supplémentaire" (1,1 euro par habitant) sans réelle retombée positive.
Le maire de Fresse dénonce "un organisme contraignant" qui l'empêche par exemple de réparer "une canalisation ancienne" ou oblige les habitants à mettre en place des systèmes d'assainissement "complexes et onéreux".

Le directeur du Parc regrette bien sûr ces démissions, d'autant plus que selon lui elles ne servent à rien : "[les communes] seront toujours confrontées à des contraintes qui leur pèse, mais ne bénéficieront plus de notre aide pour lever les blocages".
Il semblerait malgré tout que la valse des départs ne fasse que commencer, puisque les communes ont encore une quinzaine de jours pour se prononcer quant à leur maintien dans le Parc.

R. Hingray
Publié le vendredi 25 mars 2011 à 16h10

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