Dangereuse course-poursuite dans les rues de Lons-le-Saunier

Mercredi soir un homme de 46 ans, en voulant narguer les policiers de Lons-le-Saunier, a mis en danger plusieurs piétons et automobilistes.

L'homme a tout fait pour attirer l'attention des policiers du commissariat de Lons-le-Saunier : il passait sans arrêt devant l'établissement de police, un gyrophare orange sur le toit de sa voiture, tout en téléphonant aux fonctionnaires pour les insulter.
Tant et si bien qu'à 23h15, le chef de poste a prévenu la brigade anti-criminalité (BAC), qui s'est placée à un carrefour proche du commissariat dans l'intention d'interpeller cet agaçant conducteur.

Mais l'automobiliste ne s'est pas laissé arrêter : il a dépassé la BAC et s'est lancé à vive allure dans les rues de Lons-le-Saunier, entraînant les forces de l'ordre à ses trousses.
L'homme a tout d'abord traversé le centre-ville en enchaînant les infractions, et en manquant plusieurs fois de renverser des piétons ou de percuter des véhicules.
Il a ensuite pris des routes de campagne, multipliant toujours les excès de vitesses et les comportements à risque. Il a ralentit vers le radar d'Orgelet, laissant les policiers le rejoindre... pour mieux redémarrer et traverser la commune à 160 km/h.
Cette course-folle s'est poursuivie jusqu'à Geruge, à une dizaine de kilomètres de Lons-le-Saunier. L'automobiliste a ensuite fait demi-tour, et s'est de lui-même dirigé vers le commissariat lédonien.
Là, les policiers l'attendait avec des "stop-sticks" afin de crever les pneus de la voiture. Après un premier essai raté, un second réussi fit perdre au conducteur le contrôle de son véhicule. Il prit alors un rond-point à l'envers et termina sa course infernale contre un panneau publicitaire.
Légèrement blessé, l'homme fut conduit à l'hôpital puis placé en garde à vue. Un alcootest révéla qu'il n'avait pas une goutte d'alcool dans le sang.
Le quadragénaire pourrait être jugé dès aujourd'hui en comparution immédiate.

Au total, la course-poursuite aura duré une heure. Qu'elle se soit terminée sans mort ni blessé peut être considéré comme un petit miracle, au vu de tous les risques pris par ce dangereux automobiliste.

Laure Godey
Publié le vendredi 13 août 2010 à 14h43

Confirmez-vous la suppression ?