Disparition dans le Doubs : l\'hypothèse de la noyade privilégiée

Les enquêteurs sur la trace d\'un étudiant disparu depuis dix jours dans le Doubs privilégient la thèse de la noyade, même si la piste d\'un lien avec la disparition de deux étudiants à Nantes n\'est pas exclue, a-t-on appris lundi auprès d\'une source proche de l\'enquête.

Anthony Carteron, 21 ans, qui s\'était rendu à une soirée en discothèque dans la nuit du 9 au 10 décembre, n\'a plus donné signe de vie depuis.
L\'hypothèse de la noyade est privilégiée, selon la source. Le Doubs, à proximité duquel se trouve la discothèque, était en crue le mardi précédent la disparition du jeune homme, et le débit de la rivière encore très important la veille de la soirée.
La compagnie de gendarmerie de Montbéliard, chargée de l\'enquête avec les policiers de Belfort, a organisé des recherches terrestres et aquatiques aux abords de l\'établissement, sur les rives du Doubs et dans la rivière.

La possibilité d\'un lien avec la disparition de Rémy Calmejane, 19 ans, et Grégoire Rigault, 23 ans, les 3 et 4 décembre à la sortie d\'une boîte de nuit nantaise, évoquée par Le Parisien samedi, n\'est toutefois pas totalement écartée, selon la source proche de l\'enquête. Les enquêteurs de Belfort et Montbéliard sont en contact avec leurs homologues de Nantes, a-t-elle confirmé.
Selon Le Parisien, les forces de l\'ordre se sont notamment intéressées à des messages postés sur le fil info du site internet SFR. Dans les commentaires d\'un article consacré à la disparition des étudiants nantais, un internaute surnommé \"Montargis\" aurait mis en ligne entre le 9 décembre à 23H17 et le 10 décembre à 0H10 trois commentaires: \"3jeune\", \"tony enlever\", \"demain\".
Lundi, ces messages étaient effacés, seuls subsistant les réactions d\'internautes intrigués: \"Montargis tu fais des blagues douteuses..si tu sais quelque chose dis le clairement!\".

D\'autres rumeurs tendent à rapprocher ces affaires avec celle d\'un jeune de 26 ans de Calais, Jérôme Cano, dans la nuit du 10 au 11 décembre, à la sortie d\'une soirée en boîte de nuit, et celle de François Thillmann, un étudiant luxembourgeois de 28 ans, qui a été vu pour la dernière fois le 11 décembre à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), alors qu\'il venait de quitter une soirée, à 3 heures du matin.
Le parquet de Nantes s\'est refusé à faire un lien entre les différentes affaires.

L. L.
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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