Besançon : Fousseret répond à la CCI

Elle était prévisible et ne s\'est pas fait attendre, la réponse de Jean-Louis Fousseret à Dominique Roy, président de la CCI. Réagissant aux récentes conclusions de l\'enquête menée par l\'organisme auprès de 560 commerces impactés par le tram et son chantier, le maire de Besançon a tenu à défendre son bifteck entre contestation, idéaux et flatterie servile.

Déjà, si certains ont dénoncé l\'absence de la rue des Granges et de 90 % de la Grande Rue dans le rapport de la Chambre de Commerce et d\'Industrie, Jean-Louis ça lui en touche une sans faire bouger l\'autre : les 200 suppressions d\'emplois et 59 cessations d\'activité annoncées le tracassent bien assez sans avoir en plus à rajouter les crève-la-dalle des deux principales artères commerçantes de la ville.

D\'ailleurs, d\'où sortent ces chiffres ? Assurément, le bienfondé de leur estimation l\'interpelle davantage que celui de France Domaine pour le quartier des Vaites .
Contestant en globalité la scientificité de la démarche, uniquement « alimentée par des données déclaratives et non vérifiées », Jean-Louis Fousseret en déplore ainsi la « grande fragilité » sans toutefois remettre en cause les difficultés rencontrées par les commerçants.

Sa recette pour les contrer ? « Arrêter toute communication négative sur la ville et sur le commerce […] pour mener des actions positives [en vue de] faire rayonner Besançon et attirer les acheteurs », et ce tout en « rappel[ant] les aspects positifs du Tram ».
Pour cela, le maire « appelle de [ses] vœux une coopération constructive » et bienveillante avec la CCI, et se dit prêt à soutenir ses futurs projets et initiatives… dans « l\'intérêt général et […] celui des commerçants. »

Si ce n\'est pas une belle déclaration d\'amour !

L\'intégralité du communiqué et sa faute de conjugaison sont disponibles ICI.

C.R
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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