Il tue sa mère et séquestre son père à Montbéliard

Le week-end dernier à Montbéliard, un jeune handicapé a battu à mort sa mère et séquestré son père. Tout ça pour une miette de pain qui trainait par terre...

Le jeune homme de 27 ans est handicapé à 80%. Il souffre à la fois de troubles physiques (il a souvent recours à une canne pour se déplacer) et de troubles psychiques. Il a d\'ailleurs récemment été hospitalisé au service psychiatrique de l\'hôpital de Montbéliard. Il est également connu dans le quartier de la Petite-Hollande pour apostropher plus ou moins violemment les passants, voire les policiers, dans la rue ou dans le commissariat.
Le jeune homme vivait avec ses parents. Sa mère, âgée de 59 ans, était lourdement handicapée en raison d\'un important surpoids et quittait rarement son lit médicalisé.

Il y a quelques temps, la violence verbale du fils s\'est transformée en violence physique. Il a tout d\'abord gazé une auxiliaire de vie qui soignait sa mère. Puis, la semaine dernière, il a séquestré son père pendant trois jours dans les toilettes. Il lui a également donné des coups de balai sur le poignet.
Enfin, dimanche matin, le jeune homme s\'est déchaîné sur sa mère. Il l\'a frappée avec un manche à balai, avec un poing américain, lui a donné des coups de poing. À 8h15, effrayé de voir sa mère \"vomir de la mousse\", il a prévenu son frère aîné.
Lorsque ce dernier est arrivé, la victime était évacuée par les secours, dans le coma. Elle est décédée à l\'hôpital lundi soir.

Le fils a été présenté à la juge des libertés et de la détention mardi. Il s\'est dit \"peiné de savoir que [sa mère] est décédée\".
Selon son avocate, \"Il n\'a pas imaginé un instant les conséquences néfastes de ses actes. Aujourd\'hui il n\'est pas en capacité de comprendre ce qui arrive, mais il sait bien qu\'il va partir en détention. Il est dépassé par les évènements\".
La juge a estimé que l\'agresseur avait conscience de ses actes au moment des faits. Il a donc été mis en examen pour homicide volontaire sur sa mère et violences volontaires sur son père, et placé en détention dans l\'attente de son procès.

R. Hingray
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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