Le Logement social

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Les bailleurs sociaux constatent que le nombre de logements vacants a tendance à diminuer. Plusieurs explications sont apportées à ce phénomène. Le Grand Besançon compterait encore 5 000 logements vacants.

Le calendrier est arrêté. En 2007-2008, Habitat 25 va démolir l’immeuble situé au 2, 4, 6, de l’avenue de l’Ile-de-France à Planoise. Une soixantaine de logements vont disparaître et une trentaine de familles sera relogée par l’organisme bailleur.

Les problèmes de délinquance rencontrés dans le quartier sont une des motivations avancées par Habitat 25 pour justifier cette décision.
Mais ce n’est pas tout. L’image de marque dégradée de cette partie de la ville dissuade les candidats potentiels à l’habitat social. “Rares sont les personnes qui veulent habiter à Planoise. Pourtant les logements sont de bonne qualité. Mais nous avons très peu de demandes” commentent les services d’Habitat 25.

Aujourd’hui, plus de 30 logements sur les 1 600 gérés par cet organisme à Planoise sont vacants. “Les chiffres ont été plus élevés. Mais il n’empêche que cette donnée est importante.” Sur l’ensemble du parc immobilier d’Habitat 25 qui compte 10 000 logements, 218 sont vides. “Il y a eu pire. Au début des années 90, on en recensait 400.”
Bregille est dans la même situation que Planoise, mais pour des raisons différentes. “Les logements qui datent des années 60 sont plus vétustes. Ensuite, force est de constater que les familles hésitent à scolariser leurs enfants aux Clairs-Soleils.”

Inversement, l’organisme H.LM. enregistre des listes d’attentes de personnes qui cherchent à s’installer dans les quartiers comme Saint-Ferjeux ou les Chaprais ainsi que dans la plupart des communes de la proche périphérie de Besançon. Dans ces secteurs, la vacance n’existe pas. “Nous sommes saturés de demandes. C’est une évidence, les gens recherchent les quartiers calmes. Quand vous rentrez chez vous et que la cage d’escalier est souillée où que vous êtes confrontés à de la petite délinquance quotidienne, vous cherchez à partir.

Actuellement, on reçoit énormément de dossiers d’habitants de Planoise qui veulent déménager. C’est une réalité.”
Là aussi, la vacance, qui est de 140 appartements aujourd’hui, a tendance à diminuer. “C’est un point positif. Cependant, s’il y a une baisse, elle est due à la paupérisation des candidats à la location qui progresse.

J’en veux pour preuve qu’en 2004, la moitié de nos nouveaux entrants se situe à environ 20 % en deçà du plafond exigible. Nous sommes confrontés à des gens qui sont dans une réelle situation de pauvreté. Des familles de quatre personnes ont des revenus qui ne dépassent pas 700 euros par mois.”

À Planoise, 49 logements gérés par l’office sont vides, “ce qui est très peu. Il y a des secteurs dans ce quartier qui se louent mieux que d’autres” ajoute Denis Baud. Fontaine-Écu est le deuxième site où la vacance est la plus élevée avec 46 logements vides.

Par opposition à ces chiffres, il faut préciser qu’actuellement, 1 500 personnes sont en liste d’attente à l’Office Municipal H.L.M. pour obtenir une location. Cela ne veut pas dire qu’elles n’ont pas de toit, mais elles cherchent au moins à en changer.

De son côté, H.D.L. lance une opération en direction des privés. Cet organisme a recensé à Besançon et dans neuf communes environnantes, “5 000 logements vacants.” Le but est de proposer aux propriétaires une subvention de 5 000 euros par le biais de l’A.N.A.H. (agence nationale pour l’amélioration de l’habitat) pour réhabiliter ces biens et les mettre ensuite sur le marché locatif.

T.C.
À lire dans La Presse Bisontine de juillet-août en vente jusqu’au 24 août
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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