Insécurité, Planoise et 408 : Besançon comme laboratoire du laxisme

Ces derniers jours ont une nouvelle fois été le théâtre de violences urbaines dans les quartiers de Planoise et des 408 à Besançon (25).

En quelques jours, une policière a été blessée suite à un jet de pierre alors qu'elle était présente sur les lieux de l'accident entre un tram et une voiture près de la cité des 408.

Une voiture-bélier a même été lancée volontairement sur un véhicule de police à Planoise faisant plusieurs blessés.

La police municipale est au bord de l'asphyxie et les agents municipaux ont même refusé de travailler jeudi matin.

Un agent de la police municipale a témoigné pour le journal l'Est Républicain : « La violence quotidienne, elle était déjà là : on n'a pas attendu cet accident pour l'apprendre. Les insultes, les jets de pierres, pour nous qui travaillons à Planoise, c'est tous les jours. Mais là, c'est le point d'orgue. On n'était jamais monté aussi haut que ça ».

Étant régulièrement pris pour cible dans les quartiers difficiles de la ville, les syndicats des policiers municipaux demandent à pouvoir se défendre à l'aide d'armes à feu. Une chose que Jean-Louis Fousseret, le maire de la ville, refuse catégoriquement. Une situation de plus en plus contestée parmi les policiers qui risquent leur vie chaque jour en travaillant à Besançon.

Pire, le jeudi 14 décembre 2017, aucune patrouille de police n'a été envoyée à Planoise. Un signe d\'apaisement qui vise à reposer les policiers municipaux qui ne manquent pas d'être aussi interprété comme du laxisme par des habitants de la ville.

Pour le maire de Besançon, c'est l'Etat qui ne fait pas correctement son travail puisque des postes de la police nationale ont été supprimés depuis 2002.

Si vous voulez connaître l'ampleur de la situation, vous pouvez aussi lire cet article : top des objets improbables jetés sur des policiers à Besançon.
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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