L\'homme qui ne voulait pas payer

Un ressortissant portugais a été interpellé à deux reprises le jeudi 5 novembre, toujours pour la même raison : défaut de paiement dans des aires d\'autoroute de l\'A36!
Un voyage mouvementé qui s\'est terminé au centre hospitalier spécialisé de Novillars, dans lequel cet homme de 44 ans a été interné.

L\'histoire commence jeudi matin. L\'automobiliste circulait alors dans le sens Besançon - Montbéliard. Il a fait une halte sur l\'aire de Marchaux afin de faire un plein d\'essence. Mais plutôt que de régler ses 53€ de carburant, l\'homme a préféré partir sans demander son reste!
Son signalement a été immédiatement diffusé, de sorte qu\'un peloton de gendarmerie attendait le quadragénaire au péage de Saint-Maurice-Colombier.
Mais l\'homme ne s\'est pas montré très coopératif... Il a d\'abord tenté de se soustraire au contrôle, avant de se mettre à hurler. Une fois (difficilement) maîtrisé, il a été remis aux gendarmes de Besançon.
Mais à l\'issue d\'une courte garde à vue, l\'automobiliste a été remis en liberté sans qu\'aucune poursuite ne soit encourue à son égard.

Le ressortissant portugais s\'est alors empressé de louer une voiture, de reprendre son périple... et de reproduire les même erreurs!
S\'étant arrêté sur l\'aire d\'Ecot pour manger, l\'homme est en effet une nouvelle fois parti sans payer sa note de 22€. Mais dans la précipitation de son départ, il a fait une marche arrière quelque peu brutale, il a évité de peu les pompes à essence toutes proches, et a fini par exploser un pneu contre un terre-plein en béton.
A 23h30, ce mauvais payeur était donc à nouveau interpellé par les gendarmes et mis en garde à vue. Il a cette fois rencontré un médecin qui a jugé que cet ancien riche avait \"perdu les pédales\".
Le maire de Villars-sous-Ecot a estimé que remettre cet homme en liberté serait dangereux pour lui comme pour les autres automobilistes. Il a donc demandé son internement, permettant ainsi aux autoroutes franc-comtoises de retrouver leur calme habituel.

Laure Godey
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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