La franc-maçonnerie bisontine

est très active

Leur nombre est estimé à environ 600 “frères” et “sœurs” à Besançon, répartis en une douzaine de loges différentes. La tradition maçonnique bisontine remonte à plus de 300 ans.

Le chiffre peut surprendre pour le “non initié”. Il existe à Besançon une douzaine de loges maçonniques différentes qui regroupent plusieurs centaines de membres, près de 600 selon nos estimations. Ces loges sont réparties en plusieurs obédiences (fédérations).

De la principale obédience française, le Grand Orient de France, dépendent trois loges (ou ateliers) à Besançon. La première est la plus ancienne. Son nom à rallonge - “Sincérité, parfaite union et constante amitié réunies” - s’explique par le fait qu’elle soit née de la fusion entre deux loges au XIXème siècle. Deux autres loges dépendent donc du Grand Orient (G.O.) : “Fraternité 1877” et la loge “Proudhon”. Deuxième obédience représentée à Besançon : la Grande Loge de France (G.L.F.), regroupant deux loges différentes : “la Réelle fraternité” et “Connaissance et progrès”.

La Grande Loge Nationale Française, troisième obédience présente à Besançon, totalise deux loges. Autre obédience : la grande loge traditionnelle et symbolique Opéra, dispose d’un atelier à Besançon. Le Droit humain mixte international (obédience mixte) a deux loges dans la capitale comtoise.

Dernière obédience représentée : la grande loge féminine de France (composée exclusivement de femmes) dispose d’une loge à Besançon composée d’une trentaine de “sœurs”. La loge la plus représentée de toutes est la loge “Sincérité”, la plus ancienne de la place, avec “environ 70 inscrits actuellement.” Sa création remonte à 1764.

Tout ce petit monde se réunit à tour de rôle dans un seul et même endroit à Besançon : le temple maçonnique situé à l’angle des rues du Lycée et Émile-Zola.
Si leur temple a pignon sur rue, aucune de ces loges maçonniques n’apparaît dans les annuaires, fût-ce même celui des associations bisontines. Pourtant, elles sont toutes organisées sous le statut des associations de type loi 1901.

“Pour garantir une certaine discrétion, elles sont enregistrées en préfecture sous un autre nom que leur nom officiel” confie un franc-maçon bisontin. “Pour éviter tout problème, la quasi-totalité des loges ont créé des associations parallèles” précise cet autre franc-maçon bisontin. Exemple d’un “nom d’emprunt” d’une des loges bisontines : le cercle Proudhon humanisme.

La seule organisation maçonnique “visible” de l’extérieur est la société civile intitulée “la franc-maçonnerie bisontine”, chargée de la gestion des locaux de la rue Zola.

Pour le reste, il est nécessaire lorsque l’on ne connaît personne dans le milieu maçonnique, de contacter les obédiences qui ont leur siège à Paris pour entrer en contact avec une des loges bisontines. Curieuses pratiques pour des francs-maçons qui se défendent de cultiver le culte du secret !

Malgré ces obstacles apparents pour intégrer ce cercle pas si fermé que cela, la franc-maçonnerie poursuit son expansion sur le plan national. L’effectif global de 25 000 membres il y a une trentaine d’années, est passé à “environ 45 000” à l’heure actuelle. À Besançon, le nombre de maçons évolue aussi régulièrement. Entre 1 et 3 maçons nouveaux sont initiés tous les ans dans chacune des loges bisontines.

J.-F.H.

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Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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