Panne d'essence en Franche-Comté?

"Rupture de stock", "en attente d'approvisionnement" : les pancartes fleurissent sur les stations-service de France et de Navarre, à mesure que les files d'attente s'allongent derrière les quelques pompes encore ouvertes.
Les automobilistes sont de plus en plus inquiets, les gérants de stations-services guère plus optimistes, mais le gouvernement reste rassurant.

En Haute-Saône, 8 stations-services sur 51 étaient totalement à sec ce week-end. 8 autres étaient partiellement à sec. En France, un peu plus d'un quart des stations sont en rupture de stock.
Les stations restantes ont quant à elles été prises d'assaut : hier soir, il fallait parfois attendre plus d'une heure avant de pouvoir accéder à une pompe!
Sans compter qu'au fur et à mesure que l'essence et le gazole viennent à manquer, les prix flambent : le sans-plomb se rapproche de plus en plus vite des 1,50 € le litre.

Mais la situation est-elle réellement aussi inquiétante qu'elle le paraît? Autrement dit, les français risquent-ils de manquer d'essence dans les jours à venir?
Rassurant, le gouvernement et tous ses représentants, des ministres aux sous-préfets, assurent que NON! il n'y aura pas de pénurie d'essence!
Selon eux, il s'agit seulement d'un "problème d'approvisionnement" dû au fait que les automobilistes, pris de panique, se sont précipités en masse sur les pompes à essence, remplissant parfois plusieurs barils.
Tous s'accordent à dire que "la situation est tendue mais pas alarmante" et qu'elle "devrait s'améliorer aujourd'hui". Mais personne n'a encore expliqué comment...

Avant de gonfler les vélos, rappelons-nous tout de même que près des trois quart des stations services françaises étaient encore approvisionnées hier. A l'heure actuelle, il est donc inutile de se ruer sur les pompes à essences, cela ne ferait qu'accentuer le problème.
Il sera bien temps de s'inquiéter si le mouvement de grève qui paralyse les raffineries s'amplifie dans les jours à venir...

R. Hingray
Publié le lundi 18 octobre 2010 à 17h00

Confirmez-vous la suppression ?