Jura : Réaction à froid

Contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, picoler ne réchauffe pas : c\'est la dilatation des veines qui donne en premier lieu cette sensation. La température du corps baissant en vérité par la suite d\'un demi-degré par palier de 50 g d\'alcool ingurgité. Rajoutons à cela la rudesse de l\'hiver jurassien, et l\'on comprend alors tout de suite mieux pourquoi, dans ce département, les automobilistes en état d\'ébriété se montrent si frileux en ce début d\'année à prendre la poudre d\'escampette après s\'être plantés.

La semaine passée à Morez, on a en effet pu voir que l\'un d\'eux, pas très chaud à l\'idée de courir dans le froid, avait ni plus ni moins préféré contacter les forces de l\'ordre pour se réchauffer au plus vite en garde à vue… tandis que dernièrement, suite à une perte de contrôle sans gravité dans le secteur voisin des Rousses, un autre a pour sa part sagement attendu dans sa voiture accidentée, au beau milieu de la route et de la circulation bloquée, que les gendarmes viennent l\'en déloger.

Bon, il faut dire aussi qu\'il était sous la double emprise de l\'alcool et des stupéfiants, et donc pas forcément capable non plus d\'en sortir tout seul...

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Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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