Besançon : Réponse à tout

A l'occasion de leur procès, il est à la fois effrayant et fascinant de remarquer avec quel aplomb (et mauvaise foi) certaines crapules réfutent ou minimisent les crimes et délits qu'on leur reproche. A 40 ans, ce père de famille d'origine albanaise est de celles-là : jugé hier par le tribunal correctionnel de Besançon, il aura à chaque fois trouvé une \"bonne\" excuse pour adoucir la longue liste de méfaits pour lesquels il comparaissait.

A commencer par l'enlèvement de sa propre fille de 14 ans, dont notre homme avait en effet perdu la tutelle en février dernier… mais sans donc accepter cette décision de justice. Et c'est ainsi que dans l'enceinte même du tribunal, il avait tenté d'embarquer l'adolescente, expliquant hier avoir agi de la sorte de « peur de ne plus la voir ». Pour quelqu'un qui avait dans l'idée de la marier de force à un inconnu, c'est plutôt culotté, vous ne trouvez pas ?

Et s'il n'y avait que ça ! Egalement poursuivi pour une tentative de cambriolage commise en mai dernier à Avanne-Aveney, il aura soutenu avoir agi bien malencontreusement sous l'emprise de l'alcool et des stupéfiants, dont il s'est à présent dit sevré, suite à un séjour de… seulement trois petits jours à l'hôpital.

Dur à croire ? Autant que cet autre \"argumentaire\" visant à dédramatiser ses violences conjugales : si sa femme a porté plainte deux fois contre lui, ce n'est pas pour l'avoir menacée avec un tournevis ni saisie par le cou, mais uniquement « parce qu'elle était énervée » et « jalouse ».

Finalement, il n'y a guère que quand ses 5 enfants auront raconté qu'il les envoyait faire la manche dans la rue pour s'acheter de l'alcool que le prévenu au RSA n'aura pas trouvé quoi dire…

Déjà condamné à 4 reprises pour vols et violences, il a écopé de 12 mois de prison dont 6 ferme, avec mise à l'épreuve durant 2 ans.

.
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

Confirmez-vous la suppression ?