Un évadé bisontin nargue les policiers sur internet

Un jeune homme de 24 ans, qui s\'est évadé du tribunal de Besançon le 27 juin dernier, a posté la semaine dernière une vidéo sur internet. Il y apparait à visage découvert, et y nargue les policiers qui sont toujours à sa recherche.

Dias Fourara (Saïd Bahmed de son vrai nom) est poursuivi pour des actes de violences aggravées. En détention provisoire à Châteaudun (Eure-et-Loir), il a profité de son transfert au tribunal de Besançon pour s\'échapper. Il est activement recherché depuis plus d\'un mois.
\"Je suis parti direct, j\'ai pas cherché à comprendre. Ils voulaient pas me transférer, j\'ai pris mes jambes à mon cou. Je me suis barré du tribunal, la porte s\'est ouverte et voilà\", explique-t-il tout en exhibant la paire de menottes qui l\'entravait ce jour-là.
Tout au long du film d\'une dizaines de minutes, visionné près de 12.000 fois depuis sa mise en ligne, le jeune homme originaire de Besançon tient des propos narquois et désobligeants vis-à-vis des forces de l\'ordre : \"les keufs ils cherchent pour rien\", \"ils sont pas futés\", etc.

\"Il a bien été identifié sur cette vidéo\", a confirmé à l\'AFP Julie Bressand, substitut du procureur de Besançon.
\"Il y avait déjà une procédure en cours concernant cette évasion et d\'autres choses pourront éventuellement lui être reprochées en fonction de ce qui figure sur cette vidéo: il y a notamment quelques outrages, il faut voir s\'ils sont adressés à des personnes identifiées\", a-t-elle ajouté.

Même s\'il n\'était pas présent à l\'audience du 27 juin, Saïd Bahmed a été condamné pour des violences aggravées à un an de prison ferme avec mandat d\'arrêt.
Son casier judiciaire présentait déjà de multiples condamnations pour outrage à personne dépositaire de l\'autorité publique, recel, menaces, violences aggravées et trafic de stupéfiant.

\"On verra si on peut utiliser des éléments de cette vidéo pour le retrouver, mais elle a été postée sur YouTube et il sera certainement difficile d\'assurer sa traçabilité, je pense qu\'il a pris ses précautions. En tout cas les services de police sont saisis\", a encore assuré Mme Bressand.



AFP
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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