Adoption en Franche-Comté d\'une motion pour la fermeture de Fessenheim

Le conseil régional de Franche-Comté a adopté grâce à l\'abstention d\'une majorité d\'élus une motion déposée par le groupe Europe Ecologie Les Verts (EELV) demandant la fermeture immédiate de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), a annoncé le groupe écologiste mardi.

La motion a été adoptée vendredi en séance plénière par 9 voix (7 EELV, 2 PS) contre 4 (2 MRC, 2 PS). Les autres conseillers de gauche se sont abstenus, appelant à un débat plus large sur la politique énergétique de la France.
Le groupe UMP, NC et apparentés s\'est également abstenu dans l\'attente des résultats de l\'audit mené par l\'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Les quatre élus FN étaient absents.

\"Le plus interpellant, c\'est que ni le PS, ni l\'UMP n\'ont osé voter contre cette motion, après la catastrophe nucléaire du Japon\", a déclaré le vice-président Alain Fousseret (EELV).
\"La Franche-Comté est la première région française à avoir voté une telle motion, alors que les cantons suisses de Bâle-Ville et Bâle-Campagne ont déjà demandé la fermeture de Fessenheim\", a-t-il précisé.

Construite en 1977-78, la centrale de Fessenheim est la plus ancienne centrale nucléaire de France. Elle est exposée selon les associations écologistes à des risques sismiques et d\'inondation.
L\'ASN doit se prononcer d\'ici le mois de juin sur une éventuelle prolongation de la durée d\'exploitation du réacteur N.1.
Le président de l\'ASN avait estimé le 23 mars qu\'il n\'y avait \"aucune raison\"de fermer une centrale nucléaire en France.
Le gouvernement a toutefois annoncé la semaine dernière le lancement d\'un audit des 58 réacteurs nucléaires français, ayant pour objectif d\'examiner si \"des améliorations sont nécessaires à la lumière des enseignements qui seront tirés de l\'accident de Fukushima\".

AFP
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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