Assises d'un homme jugé pour l'assassinat de son ancien associé

Le procès d'un chef d'entreprise accusé d'avoir assassiné son ancien associé à coup de barre de fer, au centre d'Audincourt (Doubs) en 2008, avant de fuir pour se terrer chez sa maîtresse en Charente-Maritime, s'est ouvert mardi devant la cour d'assises du Doubs.
René Wetzel, 52 ans, reconnaît avoir tué son ancien associé, mais nie la préméditation du meurtre de Philippe Courtois, 38 ans. Il encourt la prison à perpétuité.

A bord d'un 4X4, le 22 octobre 2008 à Audincourt, ce chef d'une entreprise de sécurité, adepte des sports de combat, percute par l'arrière le véhicule de son ancien associé auquel il reproche d'être à l'origine de la perte de son entreprise, de ses déboires financiers et de la dépression qui s'en est suivie.
René Wetzel sort armé d'une barre de fer puis frappe à plusieurs reprises la victime à la tête, devant de nombreux témoins, avant de prendre la fuite.

"C'est bien moi qui ai tué M. Courtois, mais je ne voulais pas ça. J'avais l'intention de lui faire peur, j'ai prémédité de démolir sa voiture, symbole de sa réussite sociale, avec le tube de fer, mais pas de le tuer", a affirmé l'accusé à la barre.
"Devant la voiture, il a fait ce sourire narquois que je ne supporte pas, alors je l'ai frappé une fois au visage, après c'est le trou noir, je ne me rappelle pas", a-t-il ajouté.

Les enquêteurs l'ont interpellé deux semaines plus tard à Saint-Augustin (Charente-Maritime), chez sa maîtresse où il s'était réfugié. Le quinquagénaire avait changé d'identité et d'apparence, sa barbe avait poussé et ses cheveux noirs étaient teints en blond.
Avant les faits, M. Wetzel avait préparé son départ en réglant ses affaires professionnelles et personnelles en cours.

AFP
Publié le mercredi 15 juin 2011 à 12h47

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