Besançon : Au diable l’exorcisme

Loin d\'avoir été pour lui un calvaire, cette expérience « enrichissante » lui aura au contraire « appris à mieux écouter avec le cœur ». Mais depuis 20 ans qu\'il chasse sans relâche le dragon démon pour le compte du diocèse de Besançon, le père Max de Wasseige, franciscain d\'origine belge établi à Chapelle-des-Buis, estime qu\'il est enfin temps pour lui de raccrocher sa… soutane d\'exorciste. Une fonction bien moins marginale que l\'on pourrait le croire ; la plupart des évêchés de France en étant apparemment pourvus de nos jours.

Bien sûr, les méthodes et les cas traités n\'ont pas grand-chose à voir avec ce que nous montrait en 1973 un film bien connu ! Encore que…

Car si le père de Wasseige dit s\'être beaucoup tourné vers la psychiatrie pour délivrer la grande majorité de ses patients prétendument possédés par l\'Esprit Malin (plusieurs milliers au total), il concède avoir parfois dû se prêter à des rituels \"à l\'ancienne\" tirés d\'un manuel du XVIIe siècle. Avec eau bénite, prières en latin et adresse à Satan lui-même. Ce qui reste néanmoins relativement soft, comparé aux techniques de son prédécesseur, le père Mathieu, qui pour sa part attachait carrément les âmes tourmentées à un chevalet.

Reste à savoir de quelle école sera le prochain exorciste bisontin : le père Cachot, un aumônier des prisons (ça ne s\'invente pas) dont l\'entrée en fonction est prévue pour octobre.

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Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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