Besançon : Bas les masques

Plaider l'altération du discernement pour s'attirer les bonnes grâces des juges, c'est un grand classique. Mais qui ne réussit pas à tous les coups. Récemment, devant le tribunal correctionnel, un trentenaire bisontin soupçonné d'avoir écumé d'avril à octobre les commerces et services municipaux du centre-ville pour y commettre en plein jour une dizaine de vols (portefeuilles, téléphones portables, sac à main, ordinateur…) a été bien contrarié de l'apprendre.

Titulaire d'une allocation adulte handicapé, cet ancien pensionnaire du centre hospitalier de Novillars aura pourtant tout tenté pour que sa dépendance avérée à l'alcool, au shit ainsi que sa schizophrénie mâtinée de paranoïa lui servent d'alibi pour éviter la prison. Sauf qu'à trop tirer sur la corde, elle aura fini par lâcher.

Car loin d'être en vérité un perdreau de l'année, l'accusé avait déjà profité par le passé de peines aménagées ne l'ayant pas empêché de cumuler depuis une bonne quinzaine de mentions sur son casier judiciaire.

Ainsi non tenté de le croire lorsqu'il aura déclaré ne « plus [vouloir faire] aucune bêtise », le tribunal aura cette fois été d'avis de condamner le prévenu multirécidiviste à 16 mois de prison ferme, plus 8 avec sursis. Verdict qui aura alors eu pour effet de révéler le jeu d'acteur du condamné, aussi prompt à rétorquer furibard qu'il « recommencer[a] en sortant de prison et reprendr[a] tous ses biens ».

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Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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