Besançon. L\'UMP contre les mariages gaies

Alors qu\'outre Atlantique, côté mariage, le président américain Barack Obama fait bouger les lignes en se déclarant en faveur des unions gays, l\'UMP Michel Omouri dit non aux cérémonies trop gaies pour être honnêtes, se déroulant au centre ville de Besançon.

Dans un communiqué, le conseiller municipal UMP estime que \" les samedis de mariage, le centre-ville de Besançon se transforme en zone de non droit \". Rien que ça ! Rappelons tout de même, que l\'on entend généralement par zone de non droit : un quartier où la police n\'est que peu présente, laissant la délinquance s\'installer...

En véritable \"boute-en-train\" il ajoute encore que \" La sécurité est bafouée lorsque [...] les adultes attendant devant l\'Hôtel de ville s\'adonnent à des pratiques dangereuses \".

Mais de quoi parle Michel Omouri ? L\' hasardeuse coutume liée à la cérémonie du mariage et menaçant la sécurité des bisontins à laquelle le conseiller fait allusion s\'avère être : l\'emploi, par les invités, de pétards pour animer la fête.

Si l\'on peut leurs reconnaître un caractère bruyant, l\'utilisation de ce type d\'artifice n\'a rien d\'alarmant. Sinon, quid des festivités du 14 juillet ? Dés lors, dans la même veine et non sans humour, que penser du traditionnel lancer de riz à la sortie des mariés ? La céréale ainsi répandue en grande quantité sur le sol, ne présente t-elle pas un risque important de chute à répétition pour les malheureux piétons de la grande rue ?

Conscient qu\'il serait difficile et malvenu de \" mettre en place un lourd dispositif pour canaliser les ardeurs de certains éléments ce jour-là \", l\'élu UMP propose de déplacer le problème par une délocalisation des mariages à la salle Gustave Courbet, au 6 rue Mégevand à proximité du parking de la mairie.

Une solution qui selon Michel Omouri permettrait de répondre à trois objectifs : concentrer le cortège, faciliter l\'action de la police municipale et mieux canaliser les fauteurs de troubles.

En résumé : mariages sous haute surveillance et nouvelle stigmatisation non avouée de certaines communautés. Pas très gaie tout ça !

T.Comtois
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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