Conduite stupide

Samedi soir, tout les automobilistes passant par la rue de Vesoul à Besançon devaient se soumettre au même geste : le test de l\'éthylomètre. Une routine pour beaucoup d\'automobilistes comme pour les policiers en service ce soir-là. Mais cet exercice apporte parfois son lot de surprises...
Cette fois, c\'est un homme de 48 ans qui a animé la soirée, plus ou moins involontairement. Celui-ci raccompagnait à Planoise des amis et leurs cinq enfants. Il n\'avait bu que trois bières (selon ses dires) mais a tout de même été contrôlé positif. 0,34 milligrammes d\'alcool par litre d\'air, ce n\'est pas catastrophique; le conducteur aurait pu s\'en tirer avec une simple amende.
Sauf que... l\'homme ne possédait pas de permis, ni les papiers du véhicule. Celui-ci appartenant à son épouse, madame fut appelée à la rescousse. Ce qui n\'a pas arrangé les choses, loin de là.
Les policiers se sont en effet rendu compte que le conducteur leur avait donné le nom de son frère, et non le sien. L\'épouse s\'est mise à pleurer, et face à autant de contrariétés, l\'homme a préféré s\'esquiver! Sans rien demander à personne, il est donc reparti rapidement à bord de sa voiture.
Sans doute pris de remords, et comprenant qu\'une telle attitude ne ferait que le desservir, le fuyard s\'est arrêté quelques centaines de mètres plus loin. Il s\'est alors sagement assis sur un escalier afin d\'attendre l\'arrivée de la patrouille.

Conduit au commissariat, l\'homme s\'est révélé être déjà connu des services de police : il avait déjà été condamné trois fois pour avoir conduit sous l\'emprise de l\'alcool! Ce qui lui avait valu une annulation du permis de conduire.
Des antécédents qui ont ému les juges, puisque l\'homme n\'a été condamné qu\'à deux mois de prison au lieu des cinq requis par le procureur. Ceci afin de ne pas \"casser la dynamique de soins en cours\" et de ne pas \"mettre toute la famille dans la précarité\".
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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