Découverte de dioxine dans des oeufs

Besançon: découverte de dioxine dans des oeufs à proximité d'un incinérateur



BESANÇON, 15 juin 2006 (AFP) - Un taux de dioxine supérieur à la norme a été relevé dans des oeufs à proximité d'un incinérateur d'ordures à Besançon,

a-t-on appris jeudi auprès de la préfecture du Doubs.



"L'analyse de trois échantillons d'oeufs prélevés dans trois poulaillers familiaux ont révélé, pour deux d'entre eux, une concentration de dioxine supérieure aux normes sanitaires", a indiqué à l'AFP une porte-parole de la

préfecture, confirmant une information parue dans Le Figaro jeudi.

L'un des deux lots contaminés présente un taux de dioxine "dix fois supérieur à la norme", a précisé la direction départementale des services vétérinaires (DDSV). Le second échantillon affiche un taux "légèrement

supérieur" à la norme, selon la même source.



Les deux lots contaminés proviennent de poulaillers situés à proximité de l'incinérateur, dans la zone la plus exposée aux retombées des fumées, indique dans un communiqué le professeur Jean-François Viel du CHU de Besançon, qui a mené l'étude à l'origine de ces découvertes.



Le troisième lot, qui n'a pas révélé de taux anormal de dioxine, est situé dans une zone intermédiaire d'exposition aux fumées, selon M. Viel.



Les propriétaires des poulaillers contaminés ont été invités à ne plus consommer leurs oeufs. "Ce sont de petits poulaillers familiaux et les oeufs

ne sont pas destinés à la vente. Il n'y a donc pas de problème de santé publique", a indiqué la préfecture.



Des analyses complémentaires ont été diligentées afin de déterminer les causes exactes de cette pollution, ajoute-t-on de même source en précisant que les résultats devraient être connus d'ici un à deux mois.



"L'incinérateur n'est pas forcément en cause. La présence de dioxine peut être liée au fait de brûler des branches près des poulaillers ou de déposer des cendres sur le chemin des poules", précise-t-on à la DDSV.

jt/pre/Glk





BESANÇON, 15 juin 2006 (AFP) - Un taux de dioxine supérieur à la norme a été relevé dans des oeufs à proximité d'un incinérateur d'ordures à Besançon,
a-t-on appris jeudi auprès de la préfecture du Doubs.




"L'analyse de trois échantillons d'oeufs prélevés dans trois poulaillers familiaux ont révélé, pour deux d'entre eux, une concentration de dioxine supérieure aux normes sanitaires", a indiqué à l'AFP une porte-parole de la
préfecture, confirmant une information parue dans Le Figaro jeudi.




L'un des deux lots contaminés présente un taux de dioxine "dix fois supérieur à la norme", a précisé la direction départementale des services
vétérinaires (DDSV). Le second échantillon affiche un taux "légèrement supérieur" à la norme, selon la même source.




Les deux lots contaminés proviennent de poulaillers situés à proximité de l'incinérateur, dans la zone la plus exposée aux retombées des fumées, indique
dans un communiqué le professeur Jean-François Viel du CHU de Besançon, qui a mené l'étude à l'origine de ces découvertes.



Le troisième lot, qui n'a pas révélé de taux anormal de dioxine, est situé dans une zone intermédiaire d'exposition aux fumées, selon M. Viel.




Les propriétaires des poulaillers contaminés ont été invités à ne plus consommer leurs oeufs. "Ce sont de petits poulaillers familiaux et les oeufs ne sont pas destinés à la vente. Il n'y a donc pas de problème de santé
publique", a indiqué la préfecture.




Des analyses complémentaires ont été diligentées afin de déterminer les causes exactes de cette pollution, ajoute-t-on de même source en précisant que les résultats devraient être connus d'ici un à deux mois.




"L'incinérateur n'est pas forcément en cause. La présence de dioxine peut être liée au fait de brûler des branches près des poulaillers ou de déposer
des cendres sur le chemin des poules", précise-t-on à la DDSV.




Ces dernières années, plusieurs cas de rejets de dioxine par des incinérateurs d'ordures ont fait polémique en France, notamment à Nice, Bourgoin-Jallieu (Isère) et Gilly-sur-Isère (Savoie).




Issues de combustions mal maîtrisées, les dioxines restent durablement dans l'environnement et peuvent s'avérer, pour certaines d'entre elles, cancérigènes, selon le Pr Viel.



Publiée en 2000, une étude précédente menée par le Pr Viel sur l'impact de l'incinérateur de Besançon avait conforté l'hypothèse "d'une association entre l'exposition environnementale à la dioxine émise par l'activité
ancienne de l'usine et la survenue d'une forme de cancer du système du système lymphatique", indique-t-il dans son communiqué.
jt/pre/Glk
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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