Besançon : Esprit frappeur

A sa place, n\'importe qui de normalement constitué aurait fait profil bas. En effet, quand on est tête en l\'air, qu\'on oublie ses clefs de maison et qu\'on est pour cela obligé de réveiller papa et maman tard dans la nuit en tambourinant à leurs volets pour pouvoir rentrer, la moindre des choses est de s\'excuser auprès d\'eux. Mais ayant pour sa part très souvent le sang dilué à l\'alcool, c\'est un comportement très différent qu\'un Bisontin de 31 ans vivant donc encore chez ses parents (adoptifs) avait manifesté le 6 mai dernier vers minuit…

A l\'ouverture de la porte par son père, c\'est d\'une fracture du nez qu\'il avait remercié le septuagénaire après l\'avoir empoigné et frappé sous l\'emprise de 2,10 g d\'alcool. Soit une bien curieuse expression de gratitude qui lui valait de comparaître la semaine dernière devant le tribunal correctionnel.

Disposé à reconnaître ses problèmes de bibine mais un peu moins à assumer ses torts, l\'accusé, qui aura ainsi expliqué avoir subi les coups de tête de son père et non l\'inverse, n\'en était pas à ses premiers démêlés avec la justice. Déjà sommé par le passé de soigner sa dépendance (mais visiblement sans grand succès), il a cette fois été condamné à 12 mois de prison ferme, dont 6 liés à une révocation de sursis.

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Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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