Besançon : Explosion de colère

Pas plus en sécurité au poste que sur le terrain, les policiers bisontins voient parfois défiler de sacrés loustics au commissariat. A l\'exemple de ce réfugié d\'origine syrienne ayant menacé le 24 décembre dernier de faire sauter la boutique… si l\'on ne lui trouvait pas instamment du travail.

Alors certes, on peut saluer son effort de vouloir s\'intégrer. Mais peut-être y avait-il quand même moyen de le faire savoir avec un peu moins de véhémence. D\'autant que les agents présents sur place n\'auront pas pris ses dires à la légère, après avoir retrouvé sur lui une lettre manuscrite faisant état d\' « actes criminels » et de « terrorisme ». Ce qui ne serait en fait que des \"écrits en l\'air\" d\'après l\'intéressé, convoqué la semaine passée devant la justice.

Expliquant avoir simplement « voulu attirer l\'attention sur [sa] situation », le trentenaire aura en effet soutenu qu\'il « n\'aurai[t] jamais fait de mal à quiconque ».

On ne demande qu\'à le croire ! Mais avec déjà deux condamnations à son actif, et en raison d\'une révocation de sursis, il n\'aura pas convaincu le tribunal de le laisser libre. Gratifié de 6 mois de prison dont 2 ferme (avec mise à l\'épreuve et obligation de soins), il devra en outre indemniser les victimes de son mouvement d\'humeur.

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Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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