Besançon : Gendarme à la dérive

Comme on a pu le voir hier, face à la contrariété, certains n\'hésitent pas à faire planer la menace de leur suicide. Et comme on va le voir aujourd\'hui, d\'autres promettent plus volontiers de… tuer leurs proches. A l\'instar de ce Bisontin de 56 ans qui le 15 juin dernier au centre médico-social de son quartier a effectivement déclaré très furax qu\'il n\'avait pas « d\'autre solution que de tuer [s]a femme et [s]es enfants pour aller manger en prison », suite au refus des services sociaux de lui accorder une aide alimentaire.

De simples paroles en l\'air ? Cet ancien gendarme reconverti en dépressif depuis une dizaine d\'années (et le délitement de son couple en instance de divorce) avait entretenu le doute lors de sa garde à vue, en déclarant qu\' « on ne sait jamais ce qu\'un lion affamé peut faire ». En sachant que le \"lion affamé\" en question aura par la suite envoyé valdinguer son plateau-déjeuner servi en cellule…

Alors conduit au CHU, il avait néanmoins obtenu comme espéré des tickets repas avant d\'être relâché. Avec interdiction formelle d\'approcher son épouse. Engagement qu\'il ne tiendra qu\'une petite semaine.

7 jours plus tard, il renouait en effet contact avec celle-ci sur le parking Battant. Et pas de la façon la plus cordiale qui soit. S\'engouffrant dans le véhicule qu\'elle venait d\'y garer, il l\'en expulsait sans ménagement pour prendre la direction de « l\'hôpital interarmées de Metz » où il devait « impérativement » se rendre ; « faute de quoi [il] n\'aurai[t] plus son salaire ».

Une urgence qui, le mois dernier, n\'aura en rien servi d\'excuse devant le tribunal correctionnel de Besançon. Lequel a condamné l\'accusé à 3 mois de prison avec sursis et 500 € de dommages et intérêts. Le tout assorti d\'une mise à l\'épreuve et d\'une obligation de soins, en réponse à son comportement jugé « très inquiétant ».

.
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

Confirmez-vous la suppression ?