Jura : Grandeur et décadence

Cité en exemple pour avoir été l'un des premiers préfets issus de l'immigration, Aïssa Dermouche, placé en 2004 à la tête de la préfecture du Jura, n'avait hélas pas été en mesure d'occuper bien longtemps sa fonction. La faute à un accident vasculaire cérébral qui l'obligeait à délaisser ses responsabilités l'année suivante.

Depuis, il semblerait que l'homme de 66 ans, nommé préfet « hors-cadre » (ou chômeur longue durée payé 6 000 € par mois) ait repris des forces. Suffisamment en tout cas pour que son épouse et sa belle-fille lui reprochent aujourd'hui ses élans violents et ses menaces de mort répétés.

Un regain de « punch » que le haut-fonctionnaire "émérite" aurait notamment fait valoir ce lundi à son domicile du Val-de-Marne, en tentant cette fois-ci d'étrangler sa femme avec un foulard.

Placé en garde à vue après s'être rendu de lui-même au commissariat local (telle est la dignité naturelle d'un officier de la légion d'honneur), l'ex préfet Jurassien, déféré hier devant le parquet de Créteil, sera prochainement amené à répondre de « violences habituelles sur conjoint », « violences sur conjoint et avec arme » (subtile nuance) et « violences sur mineure de moins de 15 ans ».

De là à risquer une condamnation digne de ce nom, on ne va peut-être pas trop s'avancer non plus.

C.R
Publié le jeudi 13 juin 2013 à 11h20

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