Besançon : Tout dans les muscles...

Parce qu'on peut être rattaché au 19e régiment de "génie" de Besançon et ne pas pour autant être une lumière, deux militaires d'une vingtaine d'années comparaissaient hier devant la justice pour s'être livré ce samedi à de violentes brimades sur un camarade de garnison qu'ils avaient convié à dîner dans leur chambre.

Mais alors que les pompiers semblent avoir un petit faible pour les agressions sexuelles, notre duo de troufions aura quant à lui trouvé son inspiration dans les railleries, l'humiliation et la torture. Après tout, chacun son truc…

Dans le cas présent donc, la victime, réservée de nature ou juste soucieuse de sa santé, aura tout simplement payé de sa personne pour ne pas avoir voulu enchaîner bières, vin et vodka au cours du repas, comme l'y auront invité ses deux compagnons de régiment.

Bien beurrés pour leur part, ils n'auront en effet pas tardé à sanctionner son excès de sobriété par des moqueries, des gestes taquins et finalement des claques. Une montée en puissance qui aura eu tôt fait de convaincre le bouc émissaire de regagner son dortoir plus vite que prévu. Ce qui n'aura pas vraiment été du goût de ses hôtes.

Ramené à table par la force et attaché à une chaise, le jeune homme aura alors dû encaisser coups de poings et coups de pieds jusqu'à se retrouver groggy.
D'où l'idée pour ses bourreaux de le réveiller ensuite avec une douche froide et des coups de ceinturon, et d'enfin lui imposer le récurage à quatre pattes de leur chambrée, avant de lui laisser quartier libre vers 4h30 du matin.

Les excuses présentées dans la journée n'y auront rien changé, le martyr déposait plainte lundi dans la matinée.

Condamnés chacun à une peine de 18 mois de prison dont 14 avec sursis mise à l'épreuve et mandat de dépôt immédiat, les deux (ex) militaires auront en outre à soigner leur dépendance à l'alcool et à indemniser leur victime, dont le préjudice devrait être estimé sitôt passés ses 10 jours d'ITT...

C.R
Publié le mercredi 12 juin 2013 à 15h49

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