Ideal Standard : 35 millions d\'euros pour le plan de sauvegarde de l\'emploi

Les salariés français du leader mondial de la salle de bain Ideal Standard, qui ferme ses deux sites de Dole (Jura) et Revin (Ardennes), ont accepté le plan de sauvegarde de l\'emploi de 35 millions d\'euros proposé par la direction, a-t-on appris mardi de source syndicale.

Le comité d\'entreprise d\'Ideal Standard (groupe Porcher) a accepté le plan jeudi, après avoir avoir recueilli l\'accord quasi unanime des 311 salariés concernés, consultés via un vote à bulletin secret, a affirmé Guy Cortat, secrétaire du CE.
Sur le site de Dole, 130 des 132 salariés consultés ont voté pour, 2 contre. A Revin, 121 des 131 salariés consultés ont voté pour, 9 contre et 1 s\'est abstenu.

Les indemnités iront de 32.000 euros, pour un salarié nouveau dans l\'entreprise (les derniers CDI date de 2009), à 91.000 euros, pour un salarié ayant 25 ans d\'ancienneté et retrouvant immédiatement un emploi.
\"C\'est un plan social plus que réussi, avec de l\'argent et un accompagnement des salariés\", a estimé Guy Cortat.

Fin janvier et début février, plus de 1.500 personnes avaient défilé à Revin et près de 1.000 à Dole pour protester contre la fermeture des deux sites.

Le 12 janvier, Ideal Standard International a annoncé vouloir fermer ses deux sites de production français et un site en Angleterre, avec à la clé la suppression de 560 postes, dont 311 en France, répartis entre les sites de Dole et Revin.
Le groupe, dont l\'actionnaire principal est le fonds de pension américain Bain Capital Partners, opère en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique Latine. Il emploie 11.000 personnes.

AFP
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

Confirmez-vous la suppression ?