Il se tue après avoir été forcé à travailler pour La Poste

Une terrible nouvelle vient de secouer la ville de Pontarlier (25) : un des facteurs s\'est suicidé. Il a été retrouvé pendu le 17 juillet 2016.

L\'homme était malade, il faisait une dépression, depuis un long moment. Dans une lettre qu\'il a laissée au journal l\'Est Républicain, il explique son geste en accusant son employeur, La Poste, et les conditions de travail très difficiles qui lui étaient imposées.

Le quinquagénaire de 53 ans, bien que fatigué, n\'a pas tout à fait tort. La Poste subit un bouleversement comme d\'autres entreprises avant elle. Depuis 2008, l\'entreprise subit la concurrence du numérique avec une baisse du volume de courrier d\'environ 30 %. Il semblerait que les gens préfèrent lire des journaux sur Internet et envoyer des courriels plutôt qu\'utiliser le papier...

C\'est en 2010 que la forme juridique change : La Poste devient une entreprise privée dont les capitaux sont publics. Afin de rassurer ses employés et la population, une loi qui assure que l\'État restera l\'actionnaire majoritaire est votée.

Pour survivre, La Poste a eu l\'idée de fournir plus de services à ses clients : banque, assurance, téléphonie mobile, etc. Forcément, de tels changements cela peut bouleverser quelqu\'un, même après 20 ans de bons et loyaux services.

Pourtant, l\'homme n\'a pas souhaité changer de métier. Il a continué à travailler pour La Poste après ces changements et il a travaillé plus dur pour le bien de son entreprise (et pour amener du courrier à ses clients). La Poste a précisé que l\'homme était en préretraite (à 53 ans…), qu\'il n\'exerçait plus son activité depuis plusieurs mois et qu\'il ne devait pas revenir !

Est-ce vraiment si difficile de travailler chez La Poste avec 6 semaines de congés payés, jusqu\'à 20 jours de RTT, la semaine de 32 heures pour les salariés qui travaillent de nuit, un compte épargne temps, une crèche d\'entreprise, un gros CE, un syndicat très puissant, une prime d\'intéressement, une prime d\'équipe et une prime de Noël ?

Des avantages que de nombreux salariés aimeraient avoir...
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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