Luxeuil (70) : Je t’aime à mourir

Des crises de couples, il y en a de mille sortes. Certaines tendent à s\'achever dans les larmes, d\'autres dans le sang… et d\'autres encore dans les flammes, la fumée, la cendre et les confettis. Une dernière alternative \"tout-en-un\" qu\'un Luxovien de 25 ans en froid avec sa donzelle aurait bien aimé faire valoir hier après-midi, en menaçant de se faire sauter avec son immeuble, par amour. Ce même amour qui, soit dit en passant, avait déjà vu la gendarmerie intervenir un peu plus tôt dans la journée au domicile du couple pour une \"simple dispute\" de routine.
Suffisant pour mettre le feu aux poudres ? Oui. A ceci près que le jeune homme aura davantage opté pour le gaz lors de son coup de folie à retardement.

Ainsi redépêchée sur place quelques heures seulement après sa première intervention, la brigade n\'aura cette fois eu nul autre choix que d\'évacuer l\'ensemble des appartements et de couper l\'arrivée de gaz pour espérer faire entendre raison à l\'individu suicidaire, retranché chez lui.
Une opération de plus d\'une demi-heure qui se sera terminée par son interpellation sans heurt.

Confié au SAMU puis à l\'hôpital psychiatrique de Saint-Rémy, l\'intéressé n\'aura pas tant assumé son geste désespéré que revendiqué son intention… d\'avoir simplement voulu cuisiner.

Quel que fût l\'ingrédient à faire flamber tous robinets de gaz ouverts, l\'explosion (de saveurs) s\'annonçait intense dans tous les cas…

C.R
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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