Besançon : Jusqu’à ce que mort s’ensuive ?

A Besançon, au cœur du quartier de Saint-Ferjeux, un homme, sa femme et leurs trois enfants vivent depuis cet été dans l\'angoisse. La faute à l\'un de leurs voisins, qui s\'est apparemment décidé à leur pourrir l\'existence du jour au lendemain, sans aucune raison.

Fin juin courant juillet, tout aura d\'abord commencé par des dégradations perpétrées contre la voiture de l\'épouse, stationnée dans la rue. Pensant au départ être la victime hasardeuse d\'un acte de délinquance parmi (tant) d\'autres, la famille, après avoir en fait dû remplacer 6 fois le rétroviseur droit du véhicule en quelques semaines, se rendait très vite compte que c\'est bien à elle que l\' « on » en voulait. Un « on » dont l\'identité était finalement mise au jour par le mari.

En tant que témoin auditif de la dernière casse, il apercevait en effet une fois dehors un individu au comportement suspect qui s\'en allait en regardant autour de lui. Le fuyard, qui lui est alors inconnu, s\'avère après recherches être un habitant du quartier… qu\'il recroise quelques jours plus tard, sans alors manquer l\'occasion d\'exiger des explications. Mais il n\'obtiendra qu\'insultes et menaces de la part de cet homme qui affirme avoir chez lui les armes nécessaires pour lui faire la peau.

Info ou intox ? Le père de famille ne cherchera pas à le savoir en n\'insistant pas davantage. Sage décision qui toutefois ne règlera pas pour autant la situation. Bien au contraire.

Après quelques jours d\'accalmie, le redouté voisin venait sonner au domicile de ses victimes. Alors seule chez elle, l\'épouse paniquée contactait par téléphone son mari encore au travail. Lequel lui conseillait de ne surtout pas ouvrir. Et à raison.

D\'humeur particulièrement hostile en ce début de soirée, l\'acharné laissé à la porte était aussitôt reparti pour ensuite revenir avec un sac chargé de lourdes pierres qu\'il utilisera pour caillasser la maison de ses boucs émissaires. Une montée en puissance synonyme d\'appel d\'urgence à la police… qui déplorera ne pas avoir d\'agents à envoyer sur place, et conseillera au couple de solliciter l\'aide d\'amis chez qui aller dormir. Ce qui obligera finalement l\'époux à se déplacer lui-même au commissariat pour qu\'une brigade de nuit vienne au moins constater après coup les dégradations.

Déplorable ? Vous ne croyez pas si bien dire. Car en dépit d\'un dépôt de plainte, le fou furieux, dont le nom et l\'adresse sont aussi connus que ses antécédents judicaires (2 ans de prison pour avoir grièvement blessé un policier) est toujours en liberté. Comme peuvent en témoigner ses victimes, qui, la peur au ventre, le voient encore de temps à autre. Et ce après avoir porté plainte une deuxième fois le mois dernier, pour de nouvelles dégradations commises sur une autre de leurs voitures…

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Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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