Besançon-tram : La commission d’indemnisation voit flou

Des nombreux commerçants bisontins qui se disent victimes des travaux du tramway, tous n\'auront pas la chance de recevoir un jour des excuses, et encore moins un chèque de dédommagement de la part de la communauté d\'agglomération. Une sélection pas très naturelle qui a déjà fait baisser plus d\'un rideau… et dont les critères d\'évaluation semblent suffisamment obscurs pour avoir dernièrement poussé à la démission les présidents de la commission d\'indemnisation.

En désaccord avec certains membres du comité, les deux hommes n\'auraient pas souhaité valider le coup de pouce financier récemment accordé à la majorité à un restaurateur installé sur les quais. Sa demande, jugée recevable après un premier refus, ne serait pas conforme aux \"directives\", du fait de la situation de son établissement… installé en-dehors du tracé du tram.

Si les deux présidents démissionnaires grimpent dès lors au rideau en évoquant un « risque de favoritisme » et de « corruption » pour cette entorse au règlement, nous nous interrogeons pour notre part davantage quant à l\'éternel optimisme de la municipalité bisontine à vouloir limiter l\'impact des nuisances aux seules rues prochainement traversées par le tramway, alors qu\'un nombre plus conséquent de commerces (notamment au centre-ville) semble en pâtir.

Pour peu que leur dossier n\'ait donc pas directement été jeté aux oubliettes dès réception, faut-il ainsi sous-entendre, au vu de ce ramdam, qu\'aucune « victime collatérale » n\'a jusqu\'alors pu prétendre à un geste financier depuis un an et demi que la commission est en place ? Qu\'en est-il de leur activité ? Ont-elles relevé la tête ? Ont-elles mis la clef sous la porte ?

Autant de questions qui rejoignent l\'épineux sujet des emplois \"tués\" par le tram, dont les chiffres à polémique pourront désormais aller de pair avec les 876 550 euros de dommages et intérêts que la CAGB affirme pour l\'heure avoir accordé à 62 commerçants… et refusé à 29 autres pour des raisons visiblement pas toujours évidentes.

GéPé
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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