Le délinquant en fuite, vedette d\'internet, veut se rendre

Le délinquant en fuite qui avait nargué la police en postant une vidéo sur internet la semaine passée a affirmé qu\'il voulait se rendre à condition d\'être incarcéré près de chez lui, à Besançon, a-t-il déclaré lundi dans une interview à France 3 Franche-Comté.

\"J\'ai du mal à dormir, ma mère pleure tous les jours, c\'est pas une vie\", a raconté Saïd Bahmed, qui s\'était évadé du tribunal de Besançon le 27 juin.
\"Moi je compte me rendre, mais seulement si on me met à Besançon ou dans un centre de détention près de chez moi. Je me rends, sans résistance, y\'a pas de soucis\", a affirmé le jeune homme de 24 ans.
Celui-ci s\'est notamment plaint des conditions de son incarcération.
\"Vous savez quand vous êtes en centre de détention et que vous avez tout fait, vous vous êtes taillé les veines, vous mettez le feu à votre cellule, vous vous faites défoncer... J\'ai pété les plombs je me suis évadé\", a ajouté Saïd Bahmed, qui avait posté une vidéo sur internet la semaine passée où il narguait la police et la justice. Celle-ci a été visionné plus de 280.000 fois.

\"J\'assume, j\'ai mis une vidéo, j\'exhibe les menottes, j\'ai pas le droit... J\'assume, je suis un grand garçon. Mais j\'aimerais bien que les mecs à Châteaudun (où il était incarcéré, NDLR) ou dans les autres centres de détention ne vivent pas les mêmes conditions de détention que moi\", a-t-il ajouté.
\"Je n\'ai rien contre la justice, si je vous ai offensé ce n\'était pas du tout mon intention\", avance-t-il encore.

Poursuivi pour des violences aggravées, il était en détention provisoire à Châteaudun (Eure-et-Loir). Il s\'est fait la belle lors de son transfert au tribunal de Besançon le 27 juin, profitant de l\'arrêt du fourgon cellulaire dans la cour pour se glisser sous une porte automatique qui était en train de se refermer.
Même s\'il n\'était pas présent à l\'audience du 27 juin, Saïd Bahmed a été condamné pour des violences aggravées à un an de prison ferme avec mandat d\'arrêt.
Son casier judiciaire présentait déjà de multiples condamnations pour outrage à personne dépositaire de l\'autorité publique, recel, menaces, violences aggravées et trafic de stupéfiant.

AFP
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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