Franche-Comté : Le grand méchant bac

Depuis plusieurs années qu'il est une formalité pour près de 80 % des candidats qui s'y présentent, le baccalauréat n'effraie plus grand monde. Certainement pas ceux qui pensent le rater, et probablement pas non plus ceux qui pensent l'avoir. Jusque là, rien de plus logique !

Ne restent alors que les quelques indécis qui ont dangereusement flirté avec la moyenne durant toute l'année, et les premiers de la classe, tout juste soucieux de savoir à quel degré d'excellence ils vont pouvoir se hisser : 20 ou 21/20. Un bien maigre motif de flipette qui pousse l'Education Nationale à sans cesse redoubler d'imagination pour redonner un minimum de crédibilité à un diplôme universitaire qui ouvre les portes sur tout et rien à la fois. Un parmi tant d'autres, me direz-vous.

Quoi qu'il en soit, c'est donc à grand renfort de détecteurs de téléphones mobiles d'une portée de 25 mètres (en attendant dans un futur proche les lunettes à rayons X et les portiques de sécurité qui font bip bip) que le Ministère entendra défendre le sérieux et l'intégrité de son examen folklorique, pour cette session 2013.
Il faut dire en effet que les portables sont devenus des antisèches de choix pour 40 %... des 0,05 % de mauvais tricheurs surpris en moyenne ces trois dernières années. Excusez du "peu" !

Ainsi annoncé dans toutes les académies, le dispositif devrait faire le bonheur de quelques établissements choisis au hasard. Un moyen comme un autre de susciter ne serait-ce qu'un peu de stress chez une infime poignée de candidats : c'est toujours mieux que rien...

Pour rappel, toute tentative de fraude à l'examen n'est pas (encore) passible de la peine de mort, mais peut toutefois donner suite dans certains cas à des sanctions pénales de l'ordre de 9 000 € d'amende et 3 ans d'emprisonnement. Avis aux amateurs... Et bonne chance aux autres !

GéPé
Publié le vendredi 14 juin 2013 à 12h46

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