Le maire de Besançon soudoyé par les Espagnols?

Depuis quelques mois, le maire de Besançon et sa conseillère municipale Mireille Péquignot s'affrontent. Elle accuse Jean-Louis Fousseret d'avoir accepté des "cadeaux" de la part du constructeur du tramway, une entreprise espagnole. Lui répond qu'il s'agit de diffamation et traîne son élue au tribunal.

Tout a commencé à l'automne 2011. Jean-Louis Fousseret et quelques conseillers s'étaient alors rendus en Espagne, chez CAF, l'usine retenue pour la construction des wagons du tramway bisontin.
Selon Mireille Péquignot, ce voyage n'était qu'une "extraordinaire campagne de communication" pour CAF, voyage bien sûr "tous frais payés par les grands Bisontins".
Pour le maire, ce déplacement était indispensable pour "négocier les conditions avantageuses pour les finances de Besançon et de notre agglomération".

Mireille Péquignot a profité de sa candidature aux élections législatives pour enfoncer le clou. Selon elle, Jean-Louis Fousseret aurait reçu "un cadeau d'une valeur de 400 000 euros" de la part de CAF, sans préciser la nature de ce cadeau.
Il s'agit en réalité de la maquette du tramway, actuellement exposée près du pont de la République.

Par ces accusations, la conseillère municipale de l'opposition laisse entendre que le maire a été "soudoyé, corrompu". Car sinon, pourquoi aurait-il choisi d'acheter le tram à une entreprise espagnole, plutôt qu'au régional Alstom?

Jean-Louis Fousseret, exaspéré par ces attaques, a décidé de porter plainte contre Mireille Péquignot pour diffamation.
La conseillère se dit "choquée" par cette action en justice. Selon elle, M. Fousseret "n'accepte pas la critique" et représente une menace pour la démocratie.

Les deux élus s'affronteront devant le tribunal le 29 août prochain.

R. Hingray
Publié le vendredi 27 juillet 2012 à 16h25

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