Haut-Doubs : Les feux de l’amour

Inconsolable à l'idée qu'elle veuille le quitter, un quinquagénaire du Haut-Doubs s'est donné ce dimanche les moyens de ses ambitions pour tenter vaille que vaille de reconquérir sa belle. Lui brûlant d'amour pour elle, c'est en toute logique qu'il aura tenté de raviver sa flamme… en mettant le feu au paillasson de sa porte d'entrée, abondamment aspergé d'essence.

Une action toute symbolique par laquelle il aura espéré sauver les meubles, en prenant aussi le risque d'en détruire d'autres. Reste que dans cette histoire, il aura en fin de compte été le seul à se faire griller. Par les gendarmes.

Surpris à rouler ironiquement tous feux éteints, c'est en rentrant chez lui aux environs de 4h du matin que l'intéressé, par ailleurs en état d'ébriété, aura en effet été contrôlé pour son plus grand malheur par une patrouille à hauteur des Hôpitaux-Neufs.

Informés parallèlement de l'incendie criminel sans gravité qui venait d'être maîtrisé dans un immeuble non loin de là, les militaires, alors intrigués par la forte odeur de gazole émanant de l'habitacle, établissaient aussitôt un rapprochement, avant de se voir confirmer le lien qu'entretenaient la victime du sinistre et le conducteur éméché.

Moins romantique et sentimental qu'il n'aura pu le laisser croire un temps en commettant ce geste plein d'ardeur, l'homme interpellé donnait finalement l'occasion aux enquêteurs de révéler au grand jour son passif judiciaire… acquis à la cause des violences conjugales. Un péché pas trop mignon qui sans doute aura influencé le parquet dans sa décision d'incarcérer dès hier le suspect, poursuivi pour une « tentative de destruction par incendie » dans laquelle il nie toute implication.

Définitivement, l'amour rend aveugle.

C.R
Publié le mardi 1 octobre 2013 à 11h39

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