Besançon : L’innocent les mains pleines

Cueilli par la police le 14 mars dernier après 3 mois de mise en orbite suspecte autour de l\'hôtel Campanile d\'Ecole-Valentin, un ressortissant roumain d\'une trentaine d\'années, proxénète de profession, était hier jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Besançon.

Sous sa protection bienveillante, trois jeunes filles : des compatriotes auxquelles il payait gracieusement l\'hôtel contre leurs prestations tarifées. Un manège suffisamment lucratif pour que Monsieur se paie le luxe de les accompagner en BMW flambant neuve mais assez douteux aussi pour que le patron de l\'établissement s\'étonne des allées et venues régulières de ces dames et en fasse discrètement part aux autorités.
C\'est ainsi que, de fil en aiguille, les enquêteurs parvenaient à pister l\'individu et à obtenir des confessions de clients, tout aussi prompts à vider leur sac que leurs… Enfin, vous voyez.

Non avare en larmes de crocodiles et boniments, le maquereau des Balkans n\'aura hier pas manqué d\'explications plus ou moins bancales pour défendre sa cause... au moyen de son interprète.
Ainsi aurait-il traversé l\'Europe par amour au volant de la luxueuse berline de son oncle pour retrouver sa petite amie Roumaine rencontrée sur Internet et exilée à Besançon. Et c\'est une fois arrivé en France qu\'il aurait alors appris avec effroi qu\'elle se prostituait, tout comme les deux autres filles, des connaissances à elle.
Et donc, s\'ils étaient tous ensemble devant l\'hôtel le jour de l\'interpellation, c\'était dans l\'unique but d\'aller faire des courses à Carrefour. Histoire de se changer les idées, vous comprenez !

Soit une version sensiblement divergente de celle tissée par la police Bisontine au cours de son enquête et qui n\'aura pas épargné 6 mois de prison ferme et trois ans d\'interdiction du territoire à son auteur.

GéPé
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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