Pas d\'économie de fuel pour les sportifs!

Par temps de grand froid, l\'AS Nancy-Lorraine (L1) utilise jusqu\'à 2.000 litres de fuel par jour pour éviter que la pelouse du Stade Marcel-Picot ne gèle, l\'amende en cas de match annulé au dernier moment pouvant atteindre 250.000 euros, a-t-on appris lundi auprès du club.
La pelouse du club lorrain est ainsi bâchée et chauffée depuis le 12 décembre et les quatre moteurs diffusant l\'air chaud sous la bâche consomment environ 2.000 litres de fuel par jour, explique son directeur général Nicolas Holveck.
S\'il n\'a pas mis tout en oeuvre pour maintenir un terrain praticable et que la rencontre est annulée au dernier moment, le club risque de recevoir une amende de la ligue de football de 40.000 euros, plus les frais de dédommagement de l\'équipe adverse.
En cas de match télévisé, les frais peuvent monter jusqu\'à 250.000 euros, poursuit M. Holveck.

A Metz (L2), le Stade Saint-Symphorien est bâché et chauffé depuis le 14 décembre afin d\'être maintenu à 1,5°C. Avec les températures descendues à -15°C, 1.200 litres de fuel (à 60 centimes le litre), ont été utilisés pour le match prévu lundi soir, indique Jean-François Girard, responsable du stade. Le match a finalement été reporté en raison des chutes de neige qui ont rendu le terrain impraticable.
\"Cela peut paraître irraisonnable, mais si nous ne faisons pas tout pour conserver un terrain praticable, la ligue nous met une amende\" de 30.000 euros, voire plus si le matche devait être télévisé, les frais totaux pouvant grimper jusqu\'à 50.000 euros en comptant le dédommagement à l\'équipe adverse, souligne-t-il, précisant que la bâche coûte à elle seule 30.000 euros.

Sochaux (L1) est le seul club français équipé d\'une pelouse chauffante. Près de 28 km de câbles en aluminium sont installés sous la pelouse du stade Bonal, chauffée dès que la température extérieure descend à 3C°, expliquent les responsables.
Environ 60.000 euros d\'électricité par an sont ainsi nécessaires, avec un investissement initial de 350.000 euros pour le câblage.

C. Beluche
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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