Pour une très belle maison

le coût n’est pas élevé.

Ancien directeur de banque, Gérard Grosperrin, 53 ans, rachète des maisons pour les restaurer. Pour l’amour des vieilles pierres mais aussi pour profiter des avantages fiscaux liés à la rénovation d’immeubles locatifs.

Quand il est venu pour la première fois la visiter, la bâtisse avait triste allure, camouflée derrière un vieux crépi qui s’effritait. L’ancienne maison vigneronne du XVIIème siècle, agrandie deux siècles plus tard en jolie maison de maître, était restée inoccupée et abandonnée pendant une trentaine d’années.

Ancien directeur de banque en Savoie, Gérard Grosperrin, 53 ans, l’a rachetée en 2001 et complètement restaurée depuis. “C’est mon échappatoire. Je voulais une activité qui soit dans la nature, pour me changer les idées par rapport à mon métier. Je suis un amoureux des vieilles pierres. Et le plus beau, c’est de faire revivre un endroit qui était assoupi depuis si longtemps”, explique-t-il. Désormais, la demeure, de nouveau pimpante, est louée.

Car si l’homme d’affaire restaure de l’ancien, ce n’est pas uniquement par passion du patrimoine. Mais aussi parce que l’opération est intéressante financièrement. Lorsque la maison est mise en location, les aides à la rénovation sont importantes. “Lorsque l’on garde la structure globale de la maison et que l’on s’engage à louer pendant trois ans, les travaux sont déductibles des revenus fonciers et permettent un déficit foncier jusqu’à 10 700 euros pendant toute la durée du chantier”, explique Gérard Grosperrin, qui a déjà réalisé une opération similaire près d’Annecy.

Il a également reçu des subventions de la part de l’agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (A.N.A.H.) pour aider à la rénovation.
Grâce au label de la fondation du patrimoine, Gérard Grosperrin a pu refaire les 400 m2 de la toiture de la grange en déduisant la moitié du coût de ses travaux de son revenu. “Il faut un peu de courage et aimer la restauration.

Mais au final, le coût n’est pas élevé pour une très belle maison. L’équivalent d’une maison neuve de 150 m2 et 10 ares de terrain”, affirme-t-il. S’il le souhaite, il pourra occuper la demeure dans cinq ans au plus tôt. Il aura alors une demeure de caractère de plus de 250 m2. Et un grand parc qui descend jusqu’au Doubs.

S.D.

Retrouvez un dossier complet sur les belles demeures du grand Besançon dans le numéro 59 de La Presse Bisontine,
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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