Protection dorée

Bien qu\'aujourd\'hui à la retraite, l\'ex-hyper président Nicolas Sarkozy semble toujours cultiver l\'envie d\'en faire toujours plus que ses prédécesseurs.

Selon l\'hebdomadaire Paris-Match l\'ancien chef de l\'Etat a souhaité que sa sécurité soit assurée par pas moins de dix gardes du corps. « Monsieur plus » fait donc mieux que Jacques Chirac avec ses sept agents de protection, dont un réservé à son épouse Bernadette. Quant à Valéry Giscard d\'Estaing, l\'ami des volcans, il bénéficie encore de deux officiers de sécurité.

Le nombre record d\'hommes affectés à la protection rapprochée de Nicolas Sarkozy est sans doute à mettre en balance avec le niveau historique atteint par son impopularité. Là aussi une première sous la cinquième République. Une chose est sûre, le coût de ce surcroit en boucliers humains devrait dépasser 700 000 euros par an.

Une dépense assurée par le contribuable qui fait partie du fameux package doré dont bénéficie chaque ancien locataire de l\'Élysée.

Celui-ci comprend : 6.000 euros bruts par mois d\'allocation retraite à laquelle s\'ajoute des « primes de sujétion spéciales » dont le montant est gardé secret, un appartement meublé et équipé, une voiture avec deux chauffeurs, ainsi qu\'un staff de sept collaborateurs : un chef de cabinet, deux assistants, trois secrétaires et même un fonctionnaire des archives nationales, sans doute fort utile à Jacques Chirac lors de ses nombreuses amnésies aussi passagères qu\'opportunes.

Comme ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy pourra également se déplacer partout en France et dans le monde, gratuitement, avec deux prodigieuses cartes d\'abonnement illimitée sur la compagnie Air France et à la SNCF.

La liste des avantages ne s\'arrête pas là… S\'ajoute notamment la possibilité de devenir membre de droit et à vie du Conseil Constitutionnel et, à ce titre, de percevoir 11.500 euros nets supplémentaires par mois.

Au total, la facture globale peut être estimée au minimum à 1,5 million d\'euros par an et par retraité de l\'Élysée.

L\'homme de la « valeur travail », avec un exercice présidentiel bien plus court que tous ses prédécesseurs, travestit ainsi sa propre maxime phare, qui avec lui devient : « travailler moins pour gagner beaucoup plus »

T. Comtois
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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