Aillevillers-et-Lyaumont (70) : Qui s’y frotte s’y pique… les yeux

Trois minutes chrono, c'est le temps qu'il aura fallu à un braqueur Haut-Saônois cagoulé, ganté et armé bien comme il faut, pour débouler samedi en fin d'après-midi dans un bureau de tabac d'Aillevillers, exiger la caisse et… repartir les mains vides, avec ses seuls yeux pour pleurer. A comprendre au sens propre comme au figuré.

Loin de se laisser impressionner, la buraliste qui subissait là sa première attaque à main armée en 27 années derrière le comptoir ne proposera en effet à son agresseur que de prendre la fuite sous peine de se voir infliger un jet de bombe lacrymogène dans les mirettes.
Une menace non prise au sérieux qui aura donc contraint la gérante à passer à l'acte, alors que l'entêté personnage s'attachait déjà de lui-même à ouvrir le tiroir-caisse, couteau à la main.

Aussitôt mis en fuite et poursuivi au-dehors par son agresseuse agressée, il parvenait tant bien que mal à rejoindre à l'aveugle le véhicule d'un complice avant de disparaître.

La prochaine fois, sans doute prévoira-t-il le casque intégral en plus de la cagoule…

C.R
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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