RMIste avec 2 Ferrari et 1 Jaguar

RMIste, son garage abritait deux Ferrari et une Jaguar



Arrêté sur l'A36, l'antiquaire possédait 53.000 euros de bijoux sanspouvoir expliquer leur origine.



François, 54 ans, partage sa vie entre l'Espagne et la France. Il estantiquaire, mais il touche le Revenu Minimum d'Insertion.



Actuellement détenu pour une autre affaire, François se présente à la barre pour faux et usage de faux.



Contrôle douanier

Arrêté sur une aire de repos de l'A36, les douanes procèdent au contrôle de la camionnette, et tombent sur un sac rempli de bijoux. Sur les lieux, François affirme qu'il y en a seulement pour un totalde 7.000 euros.



Ne pouvant pas justifier l'origine de ces bijoux, ils sont alors saisis par les services douaniers. Après expertise des bijoux, le lot est estimé à plus de 50.000 euros.

Pour pouvoir récupérer les bijoux, François doit obligatoirement fournir des preuves : il rédige alors lui-même des factures sur des facturiers appartenant à une société qui l'employait il y a quelques années.



Et il n'en est pas à son coup d'essai, car il a passé au total, plus de 14 années derrière les barreaux pour différentes affaires de stupéfiants, contrebande, vols et violences volontaires.



Maison en Espagne

Pour les douanes, François a « le profil type » de l'antiquaire qui fait bien plus que vendre des meubles. En effet, alors qu'il touche le RMI, il possède une maison en Espagne et en France.



Et ce n'est pas tout, car après plusieurs perquisitions à son domicile français, les services de police ont retrouvé dans son garage deux Ferrari, une 206, et une Jaguar volée : « je savais qu'elle était volée, mais j'ai craqué ». Et aux douanes de rappeler au tribunal que

le RMIste a quand même une transaction sur son compte bancaire s'élevant à 200.000 euros.



Grand banditisme

Pour le procureur Assal, François est « affilié au grand banditisme ».

« C'est une histoire intolérable quand on voit le niveau de vie marginal de cet antiquaire », ajoute le procureur qui réclame une amende de 130.060 € (« le minimum prévu »), la confiscation des bijoux, ainsi qu'une peine d'emprisonnement de 2 ans.

François sera finalement condamné à 18 mois d'emprisonnement, à la confiscation des bijoux, ainsi qu'à une amende douanière de 130.060 euros.



Et ce n'est pas fini pour François, car il se retrouvera bientôt devant les tribunaux méditerranéens : trois tampons officiels de la préfecture du Var, provenant d'un vol, ont été retrouvés chez lui.
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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