Maîche (25) : Sans presque aucun doute

Pour elle, le départ de son mari ne pouvait avoir qu\'une explication : sa rencontre avec une autre femme. Une conviction que cette Doubienne de 58 ans, jalouse à l\'extrême, s\'était forgée en souvenir d\'un PV que « [son] homme » avait reçu en début d\'année à l\'occasion d\'un déplacement dans l\'Yonne, d\'où elle pensait depuis que sa supposée remplaçante était originaire.

Partant de là, en apercevant le 8 avril dernier au centre-ville de Maîche un véhicule bourguignon stationné devant le nouvel appartement de son époux, la quinquagénaire n\'avait pas tardé à voir rouge ! Que ce soit en laissant un message sur le pare-brise (« voleuse de mari ») ou en éclusant donc une bouteille de pinard, une fois rentrée chez elle. De quoi noyer son chagrin… mais surtout décupler sa rage !

De retour sur les lieux peu de temps après sous l\'emprise de l\'alcool, elle constatait que son petit mot avait disparu, au contraire de la voiture sur laquelle elle affichait alors « t\'es toujours là grosse p***, tu vas crever avant moi » pour ensuite s\'acharner sur cette malheureuse Mini Cooper à coups de… couteau et de hache. Massacre auquel n\'aura du reste pas plus échappé la Citroën DS3 de son ex-concubin.

Celui-ci ne lui en ayant toutefois pas tenu rigueur, c\'est uniquement en raison de la plainte de sa \"rivale\" aux 9 000 euros de casse que la célibataire aigrie était hier condamnée à trois mois de prison avec sursis par le tribunal de Montbéliard, avec un complément de 4 mois de suspension de permis pour conduite en état d\'ébriété, et 3 000 euros de dommages et intérêts à verser, en plus des réparations, à cette femme… qui, pour finir, n\'était d\'ailleurs en rien la maîtresse de son mari, mais simplement l\'employée d\'une agence située en face de chez lui.

On attendait quand même mieux de la si réputée intuition féminine...

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Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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