Un après-match agité à Montbéliard

Mercredi soir, l\'Algérie et la France se qualifiaient pour la Coupe du Monde de Football 2010.
Une victoire au goût amer pour la France (le match a été remporté grâce à une \"main\" de Thierry Henry), qui n\'a pas vraiment entraîné la liesse chez les supporters.
Du côté de l\'Algérie en revanche, le succès était mérité et a été fêté pendant une bonne partie de la nuit dans la plupart des villes de France. Avec parfois des débordements qui ont gâché l\'allégresse de cet après-match.

A Montbéliard, le spectacle du cortège de voitures ornées du drapeau algérien a rapidement été remplacé par celui de violences urbaines, qui ont entraîné quelques interpellations.
Au cours de la soirée, cinq véhicules ont été incendiés, dont deux indirectement par propagation; un véhicule de police a été endommagé par le jet d\'une enseigne; huit poubelles et un distributeur de boisson ont été détruit par le feu; une cave a été endommagée, et un abribus cassé.
Des voitures de polices ont en outre été la cible de jets de pierre, tandis qu\'un peu partout, des feux d\'artifices éclataient. Un jeune homme de 25 ans a ainsi été blessé par un artifice qui a explosé dans sa main.

A la suite de ces faits, un homme de 26 ans a été interpellé pour avoir décroché et lancé une enseigne \"Relais Colis\" de 10 kilos sur une voiture de police.

Si ces violences coïncident avec la victoire de l\'Algérie, elles ne sont cependant pas à imputer aux supporters algériens. Car ceux-ci se sont contentés de défiler en voiture, avec force klaxons et embouteillages, mais sans incident particulier.
Les destructions en revanche sont le fait de personnes qui \"profitent d\'un moment de liesse populaire pour commettre des exactions injustifiables\", selon le commentaires du commissaire de Montbéliard.

A Besançon, la soirée a d\'ailleurs été beaucoup calme. Malgré un défilé de plus de 1000 voitures, et des explosions de pétards et de feux d\'artifice, aucun incident autre que des feux de poubelles n\'a été signalé, prouvant ainsi qu\'il est possible de se réjouir sans détruire.

Laure Godey
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

Confirmez-vous la suppression ?