Sortie-Besançon : Un avenir labyrinthique

Régulièrement depuis le début de l'été, nous évoquons les rendez-vous culturels qui animent ici et là la capitale comtoise. Mais c'est oublier qu'il y a des gens qui durant leurs vacances cherchent à rester bien tranquillement chez eux. Et c'est à eux que nous consacrons donc la \"non-activité\" de ce jour. Car oui, nous allons parler de Dédale : une œuvre d'art imaginée par le Bisontin Gilles Picouet et dont la grande originalité est de… n'être exposée nulle part depuis un bon moment.

La dernière (et seule) fois qu'on a pu la voir, c'était très exactement à l'automne 2010, au cœur du palais Granvelle. Soit 2 ans avant que n'éclate le scandale du Pavé dans la Mare, cette galerie d'art trop gracieusement subventionnée par la ville, et pour finir contrainte l'année suivante de mettre la clef sous la porte et de brader aux enchères ses acquisitions. Hormis donc Dédale, restée en possession de la municipalité bisontine, qui depuis ne sait trop quoi faire de son encombrant \"labyrinthe\" entreposé on ne sait où.

Un temps imaginée dans la cour de la médiathèque Pierre Bayle, sa réinstallation en ces lieux aurait notamment été jugée problématique par les pompiers en cas d'intervention. Ce qui ferait désormais de la Citadelle le seul lieu d'asile encore envisageable. Si tant est que la DRAC n'y voie pas d'incompatibilité avec le standing du site, classé rappelons-le au patrimoine mondial de l'Unesco.

Au pire, si ça ne se fait pas, les plus hermétiques à l'art contemporain diront que ce n'est pas une grosse perte. Mais à 50 000 € le jeu de dominos géants, ce serait quand même dommage de le laisser prendre la poussière…

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Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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