Besançon : Une accusation partout, les balles au centre

Dans la nuit du 18 au 19 janvier derniers, l\'un et l\'autre avaient rejoint le CHU Minjoz en raison de leurs communs symptômes : des douleurs aiguës ressenties au niveau des membres inférieurs, et plus précisément liées à des blessures par balles. Un diagnostic qui avait alors débouché sur une ouverture d\'enquête et l\'audition rapide de la moins amochée des deux \"victimes\"…

Depuis, la seconde a pu l\'être aussi ! pas plus tôt qu\'hier sur son lit d\'hôpital. Ce qui a enfin permis aux policiers de croiser deux versions des faits… parfaitement contradictoires concernant cette sombre confrontation. La seule certitude étant qu\'une seule arme aura été utilisée ce soir-là, et que son propriétaire se sera donc lui-même très maladroitement tiré dessus, après (ou avant ?) avoir touché sa cible. On ne sait trop comment cet empoté se sera débrouillé, mais on comprend qu\'il ne cherche pas forcément à s\'en vanter !

S\'accusant ainsi l\'un et l\'autre d\'avoir été l\'auteur des coups de feu, tous deux ont au moins prouvé leur capacité respective à se tirer dans les pattes, ne serait-ce que symboliquement. Ce dont les enquêteurs-arbitres n\'auront pas tenu compte au moment de trancher officiellement en la défaveur du suspect encore hospitalisé, aussitôt mis en examen pour tentative de meurtre et de suicide par inadvertance.

Le motif de cette âpre rencontre entre les deux hommes reste quant à lui encore bien flou, même si les 2kg d\'herbe de cannabis retrouvés parallèlement au domicile de l\'inculpé sont une possible piste…

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Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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