Vengeance sur la voiture de son ex belle-mère à Belfort

L\'affaire qui était jugée mardi à Belfort semblait assez simple et banale : un homme de 45 ans était accusé d\'avoir rayé une voiture sur un parking.
Mais les choses ne sont pas toujours ce qu\'elles semblent être : cette affaire, beaucoup plus complexe qu\'il ne le parait, a découragé deux avocats!
Il faut dire que le suspect a déjà été condamné 23 fois en 25 ans, et que la voiture qu\'il a prise pour cible n\'est autre que celle de la mère de son ancienne compagne...

La semaine dernière, cet homme s\'est donc acharné sur le véhicule de son ex belle-mère : il a fait le tour de celui-ci avec une pièce de monnaie, causant des dégâts importants, dont la réparation devrait s\'élever à 1800€...
Une dégradation qui sonne comme une vengeance envers son ancienne compagne, qui l\'a quitté il y a 8 mois : \"J’ai fait deux mois de prison cet hiver à cause de sa famille. Ils m’ont chargé pour rien.\" Alors mardi dernier, quand il a reconnu la voiture, il n\'a pu s\'empêcher de la rayer. Comme une excuse, l\'homme précise que ce jour-là, il était \"défoncé\".
Cette attitude envers la famille de son ex inquiète le procureur : \"Il fait une fixation à l’égard de son ancienne compagne. Il n’arrive pas à respecter le contrôle judiciaire qui lui interdit d’entrer en contact avec elle. Jusqu’où va-t-il aller ?\"

La situation préoccupe le procureur, et décourage les avocats : celui qui défend habituellement ce quadragénaire n\'a pas daigné se déplacer mardi, de même que l\'avocat de permanence.
Un relâchement que l\'avocate appelée à la dernière minute n\'a guère apprécié : \"Je regrette l’attitude de mes confrères et leur manque de responsabilités professionnelles.\"
Elle n\'était toutefois pas là pour accuser ses collègues, mais pour défendre un quadragénaire récidiviste. Ce dont elle s\'est acquittée en soulignant notamment que son client \"n\'a pas fait preuve de violence envers son ex-compagne\".
Voilà qui n\'a pas convaincu les magistrats, qui ont condamné le belfortain à deux mois de prison ferme.

R. Hingray
Publié le jeudi 1 janvier 1970 à 01h00

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