Nancray (25) : 18 mois à l'ombre

Aussitôt pris, aussitôt jugé, un homme impliqué vendredi dernier dans le braquage d'une supérette de Nancray était présenté hier devant la justice, dans le cadre d'une comparution immédiate.

Le visage immanquablement dissimulé sous un foulard, ce quadragénaire était parvenu ce jour-là à obtenir 300 euros de la caissière qu'il avait pour cela menacée d'un couteau sous la gorge. Un butin somme toute honorable dont il n'avait hélas pu profiter bien longtemps. La faute à un choix de cachette discutable, qui lui avait coûté d'être interpellé quelques minutes plus tard, alors qu'il se croyait en sûreté dans un bosquet. Soit une erreur de débutant pour un individu qui n'en avait pas vraiment le profil, à en croire la douzaine de condamnations qu'il traînait déjà derrière lui.

Plus à même en vérité de mettre à profit son expérience des tribunaux pour trouver après coup des excuses à son énième dérapage, l'homme de 47 ans aura expliqué avoir « pété les plombs », suite au départ de son épouse pour la Thaïlande. Partie en voyage le mois dernier, celle-ci l'aurait contraint à se débrouiller seul avec leurs deux enfants. Une situation pour le moins délicate qui l'aurait alors fait « retomber dans la cocaïne ».

S'en tenant aux seuls faits, le tribunal n'aura cependant pas vu en cet « effondrement personnel et familial » de l'accusé un motif suffisant de complaisance.

Condamné à 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis et mise à l'épreuve comme requis par le parquet, l'homme, incarcéré à l'issue de l'audience, devra en outre indemniser ses victimes : la caissière bien sûr, mais aussi le gérant du magasin… à qui il avait d'ailleurs déjà fracassé la vitrine d'un autre point de vente il y a 3 ans de cela, sous l'emprise de l'alcool.
Volontaire ou pas, cette fidélité malvenue lui aura pour finir valu l'interdiction formelle de se rendre à l'avenir dans leurs commerces.

C.R
Publié le mardi 15 octobre 2013 à 14h29

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