Franche-Comté / France : Appel à l’indulgence

Et si les excès de vitesse de moins de 10 km/h n'étaient plus sanctionnés par un retrait de points mais par une simple amende de 3e classe (68 euros) ? Envisagé par Alain Chrétien, député-maire (UMP) de Vesoul, cet assouplissement des sanctions à l'encontre des petits délinquants de la route est au cœur d'une proposition de loi que l'élu a soumise aujourd'hui même à l'Assemblée.

Uniquement valable hors agglomération (le retrait d'un point et la douloureuse amende de 4e classe de 135 euros seraient donc toujours d'actualité en ville), la mesure viserait, selon l'élu, à limiter « les situations socialement dramatiques où un automobiliste préfère rouler sans permis et donc sans assurance pour éviter de perdre son emploi. »

Au rayon de ses autres revendications, le député Haut-Saônois demande à ce que les usagers de la route soient mieux informés des peines qu'ils encourent (site Internet informatif), requiert la suppression du système de consignation (obligation de verser une somme supérieure à l'amende pour contester une infraction) et prône enfin l'installation de simulateurs de conduite dans les auto-écoles, comme complément à la formation pratique.

Si 40 millions d'automobilistes applaudit globalement l'initiative, la Ligue contre la violence routière ne retient pour sa part du projet qu'un joyeux « fourre-tout », ouvrant la porte à « la suppression du permis à points ».

Chacun voit midi à sa porte.

C.R
Publié le mardi 12 février 2013 à 16h21

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